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Innocence en Danger s’engage dans la protection juridique des victimes, 
dans l’aide et le soutien psychothérapeutique, la prévention et la recherche

Les séjours de résilience

Compte-rendu du séjour de résilience d'août 2025 à télécharger

Ce compte-rendu complet a été rédigé par trois thérapeutes formées aux psychotraumas et intervenantes dans le séjour, et relate les activités mises en place ainsi que les résultats sur les participants.

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Qu’est-ce que la résilience ?

L’approche d’IED Luxembourg 


Les violences sexuelles, surtout lorsqu’elles surviennent pendant l’enfance, peuvent profondément modifier la manière dont une personne fonctionne et se perçoit. Les réactions comme le figement, la dissociation ou la culpabilité sont les premières réactions de protection, de survie. Par la suite, cette atteinte violente à l’intégrité engendre de multiples troubles comportementaux, psychiques et relationnels, parfois invisibles mais bien présents. 

Avec du temps, des expériences sécurisantes et grâce une aide thérapeutique adaptée, il est possible de reconstruire une estime de soi, un sentiment de sécurité et une vie épanouissante.

L'origine des séjours de résilience

d'Innocence en Danger

L’histoire des séjours de résilience au sein d’Innocence en Danger commence en 2002, lorsque la maman d’une jeune fille qui avait été brutalement violée s’adresse à Homayra Sellier, fondatrice du mouvement Innocence en Danger, pour lui demander de l’aide afin de faire sortir la jeune fille du mutisme dans lequel elle avait sombré. Sachant que la jeune fille aimait les chevaux, Madame Sellier invite l’enfant à passer quelques jours dans un centre équestre. Suite à cette expérience, celle-ci entamera un suivi thérapeutique et trouvera finalement la force de témoigner contre ses agresseurs devant la Cour Pénale. 

Les séjours de résilience d'innocence en Danger Luxembourg


La résilience désigne, en psychologie, la capacité d’une personne à surmonter un choc, un traumatisme ou une perturbation majeure, puis à s'adapter et à se reconstruire pour continuer à fonctionner. 


Innocence en danger propose une approche singulière pour les femmes victimes de violences sexuelles, basée sur les fondements suivants : 


  • Une imbrication de deux phases d’accompagnement : 
  1. 5 jours pour accompagner les participantes dans leur processus de résilience : du partage des maux à la reconstruction de soi. 

  2. 3 jours pour explorer les dynamiques relationnelles et s’ouvrir à un débat de société. 


  • Un renforcement de l’autonomie des participantes :

L’objectif du premier séjour ( 5 jours) est d’offrir des repères pour comprendre les mécanismes de survie,  détecter les conséquences du traumatisme (morcellement de soi, comportements automatiques, émotions piégées enfouies, résignations..). 


Par la compréhension des mécanismes de survie et l’expérience de différentes techniques thérapeutiques, les participantes recevront des clés pour apprendre à gérer les émotions, réconcilier les parts de soi (corps et esprit), se revaloriser, se connaître et passer de l’acceptation à l’engagement. 


Les participantes seront invitées à prendre conscience de leur propre cheminement. Progressivement, elles seront en capacité de quitter l’état de victime nécessaire au début du cheminement pour prendre leur place en tant que personne active, dans la création d’une vie meilleure. 


  • La réhabilitation du lien et de l'intimité relationnelle :

Le second séjour (3 jours) vise à accompagner la reconstruction des capacités relationnelles, à travailler sur la confiance, la sécurité dans la relation à l'autre, à explorer les dynamiques affectives et interpersonnelles, ainsi qu’ à consolider les acquis du premier séjour dans une perspective d'intégration sociale et relationnelle. 


Les participantes seront encouragées à explorer leur sphère relationnelle. En quoi sont-elles impactée par le préjudice qu'elles ont subi ? Comment se créer de nouvelles relations épanouissantes? Ces trois jours seront consacrés au développement d’attitudes relationnelles constructives et à la conscientisation de ce qu’elles désirent vivre. 


  • Le respect de 4 principes fondamentaux : 

La participation aux ateliers et aux séances individuelles se fera dans le respect de 4 principes fondamentaux : 

  • Le consentement
  • L’autonomie
  • Le sentiment de sécurité
  • La confidentialité. 


En effet, les participantes choisiront de s’inscrire à un certain nombre d’ateliers et de séances proposés (principe du consentement et respect du rythme de chacun). 


Tous les ateliers et toutes les séances seront introduits par une présentation en amont et un partage de ce qui a été perçu ou expérimenté en aval (sentiment de sécurité et autonomie renforcée par l’anticipation, l’information et la prise de conscience). 


Ce qui a été partagé par les participantes (ressentis, vécus, questionnements) sera protégé par la confidentialité de l’ensemble des personnes présentes. Aucun ressenti douloureux ne sera stigmatisé. 


  • Une diversification des approches :

A chaque séjour se mêleront groupes de paroles, apports théoriques, découvertes de diverses techniques thérapeutiques, séances individuelles et moments de célébration. 


Plusieurs techniques seront présentées : EMDR (MRT), EFT, coordination respiratoire MDH, gestion des émotions, kinésiologie, communication non violente, coaching, analyse transactionnelle, hypnose thérapeutique, programmation neurolinguistique et approche systémique familiale.


  • L’implication des participantes, actrices de leur vie et d’une résilience sociétale : 

Les personnes participeront activement au programme en ce sens où elles partageront avec les autres les ressentis des séquelles, les expériences réparatrices, les prises de conscience et les doutes traversés. Ces regards croisés permettront de distinguer différents modes de protection et de conditionnements inscrits dans la mémoire. Ces partages facilitent la prise de conscience pour conduire chaque participante vers l’essentiel et développer leur potentiel de réalisation de soi. 


Conscientes des séquelles traumatiques, les participantes seront encouragées à partager un message de respect de l’intimité et des sentiments dans un contexte plus large de valeurs sociétales contemporaines dignes, au sein desquelles les questions de genres prennent place dans l’inclusion, la complémentarité et l’égalité. 


Au cours des deux séjours, des concepts-clés seront abordés tels que les notions de consentement, de droits juridiques, d’amour propre, le sentiment d’être digne et valable, le respect, la réalisation personnelle positive, l’estime de soi et la confiance en soi. 

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Les résultats


Toutes les études montrent qu’un enfant peut s’en sortir s’il dispose de tuteurs de développement autour de lui. À ce jour, les témoignages émanant des enfants eux-mêmes et de leurs parents, croisés avec les observations des experts sollicités par l’association, font état d’une évolution favorable pour les enfants.


De 2010 à 2013, une étude scientifique menée à l’Université de Koblenz a mesuré d’une manière plus approfondie l’impact des séjours de résilience d’Innocence en Danger. Ces résultats font état de l’amélioration de l’enfant et ce dans la durée.

Les enfants qui participent aux séjours de résilience plusieurs années de suite comprennent peu à peu que l’on ne reste pas victime toute sa vie. Des relations sûres et fiables sont également une composante essentielle dans la guérison des effets des traumatismes, de l’enfance à l’âge adulte, et créent un environnement dans lequel le cerveau peut en toute sécurité commencer le processus de guérison.


Résumé étude Koblenz (Français)
Résumé étude Koblenz (Luxembourgeois)
Résumé étude Koblenz (Anglais)

Autres séjours de résilience d’Innocence en danger dans le monde :

https://www.innocenceendanger.org/les-sejours-de-resilience


« Contre l’enfance maltraitée, il ne suffit pas de s’indigner.
Il faut se mobiliser, dénoncer, agir. » 

-

Homayra Sellier

Partie Civile

Accompagnement & Soutien Juridique

Accompagnement et soutien juridique

Considérant que la reconstruction de l’enfant victime passe par la justice, Innocence en Danger met tout en œuvre pour une mise en relation des victimes avec des avocats.

Parce que l’écoute et le soutien du parent protecteur sont fondamentaux dans le réapprendre à vivre de l’enfant victime, Innocence en Danger tient une permanence juridique gratuite à l’attention du parent protecteur.

L'équipe juridique

Une équipe juridique composée d'avocats spécialisés dans les domaines du droit pénal et du droit de la famille est à votre disposition pour vous conseiller. 

Vous pouvez la contacter via l’adresse mail suivante : info@innocenceendanger.lu

Notre équipe de la permanence juridique vous répondra dans les plus brefs délais.

Innocence en Danger s’engage aux cotés des victimes

Afin de mobiliser l’opinion publique sur les dysfonctionnements majeurs et criminogènes des services de l’Etat, et dès lors que la défense et la protection des enfants sont en jeu, Innocence en Danger se constitue partie civile dans de nombreux dossiers (tels que l’affaire Marina Sabatier, Tony, Fiona etc…). 

L’association est actuellement partie civile dans plusieurs dizaines de dossiers qui concernent plusieurs centaines d’enfants.

NB : Chaque constitution de partie civile est assurée à la charge financière totale de l’association et peut durer des années.


Innocence en Danger s’est constituée partie civile dans 55 procédures en 2023. 

En 2024, Innocence en Danger France sera partie civile à de nombreux procès, notamment dans le deuxième volet de l’affaire LE SCOUARNEC. 

  • PROCÉDURE SE PORTER PARTIE CIVILE

    SAISINE DE LA CHAMBRE CORRECTIONNELLE


    La chambre correctionnelle du tribunal d’arrondissement est saisie ou bien par la citation à prévenu à la requête du ministère public, ou bien par l’ordonnance de renvoi de la chambre du conseil du tribunal d’arrondissement ou bien par la citation directe à la requête d’un particulier appelé partie civile. La partie civile doit faire, par l'acte de citation, élection de domicile dans la ville où siège le tribunal; la citation doit énoncer les faits, et tient lieu de plainte.


    La personne appelée à comparaître devant la chambre correctionnelle est citée par citation à prévenu à la requête du ministère public ou par citation directe à la requête de la partie civile.


    La citation à prévenu à la requête du ministère public est notifiée, en général, par voie postale au moyen d’un pli recommandé avec accusé de réception et par lettre simple. La remise du pli recommandé et de la lettre simple se fait, par l’agent des postes, au domicile du destinataire. Le ministère public peut également faire notifier une citation par les agents de la force publique ou les membres de l’administration pénitentiaire.

    La citation directe à la requête d’un particulier est signifiée par exploit d’huissier de justice en tout endroit où le destinataire peut être trouvé.


    AUDIENCE DE LA CHAMBRE CORRECTIONNELLE


    La personne citée à comparaître, donc le prévenu, doit comparaître, à moins qu’il ne fournisse une excuse dont la validité est appréciée par le tribunal.


    Le prévenu comparaît en personne. S’il ne comparaît pas en personne, un avocat peut présenter ses moyens de défense. Dans les deux hypothèses, il est jugé par jugement contradictoire.


    Si le prévenu ne comparaît pas en personne ou ne charge pas un avocat de présenter ses moyens de défense, sans fournir une excuse valable, il sera jugé par défaut.Dans ce cas, le tribunal rend un jugement sans que le prévenu ait pu faire valoir ses moyens de défense. Par ailleurs, le prévenu défaillant ne peut pas bénéficier de certaines faveurs, telle la suspension du prononcé ou le sursis à l’exécution des peines.


    Si le prévenu, après avoir comparu à l’audience d’introduction, ne comparaît plus en personne ou ne charge plus un avocat de présenter ses moyens de défense, la décision à intervenir est réputée contradictoire.


    Le tribunal peut ordonner par un jugement non susceptible de recours la comparution en personne. Ce jugement est signifié au prévenu à la requête du ministère public, en annexe à la nouvelle citation.


    Si le prévenu ne donne pas suite à cette citation à comparaître, un avocat peut présenter ses moyens de défense. La décision à intervenir est contradictoire.


    Si le prévenu ne comparaît pas en personne ou ne charge pas un avocat de présenter ses moyens de défense, la décision à intervenir est réputée contradictoire.


    À l’audience, le prévenu est appelé à la barre par le président de la chambre correctionnelle qui vérifie son identité.


    L’instruction de l’affaire se déroule en trois temps :

    • D’abord, les témoins cités par le ministère public ou la partie civile, ainsi que les experts, s’il y en a, sont entendus par le tribunal.
    • Toute personne qui se prétend lésée par l’infraction, peut se constituer partie civile à l’audience et demander l’allocation de dommages-intérêts. La constitution de partie civile se fait par déclaration consignée par le greffier ou par dépôt de conclusions.
    • Ensuite, le prévenu propose sa défense, soit en personne, soit par son avocat.
    • Enfin, le ministère public résume l’affaire et prend ses conclusions ; le prévenu peut proposer ses observations.

    DÉCISION DE LA CHAMBRE CORRECTIONNELLE


    La chambre correctionnelle prononce un jugement en audience publique. Le jugement est prononcé par défaut lorsque le prévenu n’a pas comparu à l’audience où l’affaire a été instruite, ou contradictoirement si le prévenu était présent ou représenté.


    Les parties, le prévenu et la partie civile s’il y a lieu, ne sont pas tenues d’assister au prononcé du jugement. Toute partie au procès peut contacter le greffe de la chambre correctionnelle par téléphone pour se faire communiquer la décision contenue dans le jugement.



Prévention

Communiquer & Influencer

Innocence en Danger souhaite informer, prévenir et briser le tabou de l’abus sexuel des mineurs. L’association est à l’initiative de plusieurs campagnes de prévention et d’information sur les dangers du net en France et en Suisse. IED participe à des forums, colloques et conférence en Suisse et en Europe pour améliorer les prestations de préventions et pour assurer une meilleure prise en charge des victimes de violences sexuelles. 


En soutenant Innocence en Danger, vous encouragez nos actions de prévention et de reconstruction psychothérapeutique, et vous nous aidez à intervenir juridiquement et thérapeutiquement.


Les Campagnes d'Innocence en Danger (IED)

par IED|Rubrique : Campagne • 5 septembre 2021
Innocence en danger brise les murs du silence Le 22 octobre 2020, 3 murs ont été installés sur la Place de la République. Ces murs ont été reconstitués à partir de trois histoires tragiques pour sensibiliser les français sur le rôle du signalement et l’importance du 119. Malgré toutes les campagnes de sensibilisation développées par des associations ces dernières années, les français ne signalent que très peu les violences qu’ils peuvent suspecter. La peur de se tromper, de dénoncer, de s’immiscer dans la vie privée de l’autre sont des freins au signalement et donc à la protection des enfants. Pourtant, le pire peut arriver tout près de chacun d’entre nous. Et c’est pour montrer cela que nous avons reconstitué trois murs d’à peine quelques centimètres, ayant séparé des enfants battus à mort et leurs voisins. « Juste un mur » est une opération forte, tangible et symbolique qui espère marquer les esprits. Mais parce qu’interpeller ne suffit pas, la campagne a aussi un but pédagogique essentiel : informer les français sur les violences faites aux enfants, les signes à ne pas manquer et l’obligation légale de de les signaler. Avec l’aide du médecin Gilles Lazimi, une liste de 9 signes d’alerte prioritaires (violences sonores, verbales, traces de coups, négligence, comportement craintif, peur etc… ) a été établie et partagée au plus grand nombre. Parce qu’à partir d’aujourd’hui, appeler le 119 ne doit plus être une possibilité mais bien un réflexe . « Si vous doutez, appelez le 119 ».
par IED|Rubrique : Campagne • 20 novembre 2019
Avez-vous déjà reçu une #LettreDeDémotivation ? Comme Julien, de nombreux adultes victimes de violences au cours de leur enfance subissent les traumatismes dans leur vie personnelle et professionnelle. Cette lettre de démotivation a été envoyée aux plus grandes entreprises françaises, pour rappeler que les entreprises aussi doivent agir pour la protection de l’enfance.  Chefs d’entreprise, responsables RH et recruteurs, rejoignez notre combat pour protéger les enfants dès aujourd’hui. Investissez dans l’avenir.
par IED|Rubrique : Campagne • 11 novembre 2019
Nouvelle Campagne Rosa Park Un an après la campagne des Emoticones reconnue comme la 10ème campagne la plus créative au monde par le good report, Rosapark lance sa nouvelle campagne pour innocence en danger. Une campagne visant à alerter les parents sur les risques d’abus sexuels commis sur les enfants, au sein même du cercle familial ou dans leur entourage proche.
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