Innocence en Danger
Innocence en Danger (IED) est un mouvement mondial de protection des enfants contre toutes formes de violences notamment sexuelles, présent dans de nombreux pays et partenaire d’associations internationales actives dans la lutte contre la pédo-criminalité.
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Pour une réforme radicale et urgente de la Protection de la Jeunesse au Luxembourg. Le Luxembourg dispose de ressources financières uniques pour être le modèle mondial de la protection de l'enfance. Pourtant, l’écart entre nos richesses et la détresse des enfants est un scandale d’État. Ce manifeste dénonce un système qui, sous couvert d’un « intérêt supérieur de l’enfant » mal interprété, punit les victimes et protège les agresseurs. 1. Le Constat : L’instrumentalisation du conflit parental Nous dénonçons une dérive systémique majeure : l’inversion de la culpabilité. Le déni de la violence : Trop souvent, lorsqu’un enfant dénonce des violences, le système qualifie la situation de simple « relation parentale hautement conflictuelle ». Ce diagnostic administratif efface la réalité des violences. Le parent protecteur banni : Le parent qui tente de protéger l'enfant est accusé d'aliénation parentale ou de manipulation. On pathologise sa protection pour ne pas avoir à punir la violence de l'autre. Le calme de l'agresseur : Le système se laisse duper par le calme froid de l'agresseur, fort de son sentiment d'impunité, tout en condamnant la terreur légitime du parent protecteur. 2. La Faillite de l'Écoute et du Droit Le Luxembourg a ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE) et voté l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Mais ces textes restent des promesses vides si : L’audition de l’enfant : On lui demande de confier l'indicible à des inconnus sans aucune considération pour le séisme psychologique que ce récit provoque. Sans un protocole tel que le protocole Mélanie, l’audition est une re-traumatisation. Les preuves médicales sont ignorées : Les certificats constatant blessures et traumas sont écartés au profit de rapports sociaux subjectifs. L'exil forcé : Des parents sont acculés à fuir le pays ou à se mettre hors la loi pour garantir l'intégrité physique de leur enfant que la justice refuse de protéger. 3. L'Urgence signalée par l'OKAJU et Innocence en Danger Luxembourg Le rapport 2025 de l’OKAJU est sans appel : il y a une augmentation préoccupante des violences (une plainte pour viol sur mineur déposée tous les 8 jours au Luxembourg). Situation des placements au 1 er avril selon l’ONE : 943 enfants et jeunes adultes placés en institution dont 680 placements judiciaires. 1521 enfants et jeunes adultes placés en institution et accueil en famille dont 1123 placements judiciaires. Omerta professionnelle : Des éducateurs quittent le secteur par écœurement, témoins de violences qu’ils ne peuvent dénoncer sans risquer leur carrière. Le manque de personnel démultiplie les risques de violences institutionnelles. Traumatisme policier : Rien ne justifie l'arrestation d'un enfant à l'école par la police pour exécuter un placement, le traitant comme un criminel devant ses pairs. 4. Transformer nos moyens en actes : Nos Revendications Le Luxembourg a les moyens financiers et les données scientifiques pour agir. Nous exigeons : Réforme de la loi sur l'Aide à l'Enfance et à la Famille (AEF) : Aligner le cadre législatif sur les standards de l'ONU et dissocier la protection de la simple procédure civile. Création d'une Commission Nationale Indépendante sur toutes les formes de violences à l’égard des enfants, dont le pilotage doit être porté par l’OKAJU : À l'instar de la CIIVISE, pour briser la loi du silence, recueillir la parole des victimes et identifier les défaillances systémiques. Contrôles et Inspections Inopinées : Instaurer des visites surprises régulières dans toutes les structures d'accueil et familles d'accueil pour garantir la sécurité réelle des enfants placés. Primauté de la Preuve Médicale et Scientifique : Former obligatoirement les magistrats et policiers aux mécanismes du psychotraumatisme et de l'emprise pour cesser de confondre « conflit » et « violence ». Concepts de Protection Obligatoires : Déployer des stratégies de prévention robustes dans tous les lieux de vie de l'enfant (sport, culture, loisirs). Formation obligatoire et expertise spécialisée : L’ensemble des intervenants de la chaîne de protection – qu’il s’agisse des services d’évaluation, des lieux de médiation et de rencontre, du personnel des tribunaux ou des auxiliaires de justice – doit impérativement être formé aux réalités des violences faites aux enfants. Le Grand-Duché du Luxembourg ne peut plus se voiler la face. Protéger l'agresseur au nom d'une neutralité de façade est un acte de complicité. Nous exigeons une protection d'excellence, financée et garantie par l'État. Ce manifeste est un appel au sursaut national. Pour que l’intérêt supérieur de l’enfant ne soit plus un slogan, mais une réalité physique et psychique Luxembourg, le 29 avril 2026 Associations et organisations Amnesty International Luxembourg Association Les Enfants d’Argus Association Passerell Association Youth Work Synergy Déi Lénk Green Knights Luxembourg asbl Innocence en Danger Luxembourg L’ASTI L’Effrontée La Voix des Survivantes Signataires – Personnes physiques BARROSO, Fatima — Pensionnée BARROSO, Maria — Pensionnée BARROSO DA COSTA, Manuel — Pensionné BOBAN, Nastassja — Ostéopathe spécialisée en ostéopathie pédiatrique CANALTO, Susana — Femme de ménage CASTRO, Elsa — Femme de ménage COLOMBO, Paola — Certified Governance Officer (banque) DA COSTA, Marta — Agent immobilier DAP, Aurélie — Présidente de Volt DEVOS, Marques — Indépendante DIAS, Palmira — Pensionnée DIAS, Rosa — Pensionnée FARGHADANI, Hirsa — Médecin généraliste et psychothérapeute FERNANDES, Luis — Façadier GARAUD, Docteure Séléné — ORL pour enfants et adultes GONCALVES, Damien — Agent de rétention GONCALVES, Domingos — Pensionné LOPEZ, Florinda LOPEZ, Jessica — féministe, activiste LOPEZ-PASCUAL, Julie — Sage-femme MARCHAL, Emmanuel — Kinésithérapeute et thérapeute spécialisé dans les approches intégratives MEIRELES, Regina — Vendeuse MILTGEN, Maxime — féministe, activiste MOTA, Sonia — Indépendante NEVES, Paula — Gestionnaire OLIVEIRA PEREIRA, Clare — Vendeuse PAULS, Corrina — Pensionnée PEREIRA, Caida — Femme de ménage PIERINI, Sophie — Avocate à la Cour PRUM, Dany — Artiste peintre QUEIROZ, Tania — Femme de ménage RAMPAZZO, Julien — Ostéopathe REBELO, Domingos — Pensionné RODRIGUES, Alexandra — Aide-soignante RODRIGUES, Carlos — Pensionné SANTOS, Paula — Vendeuse SARTOR, Nathalie — Avocate à la Cour SOARES, Joel — Maçon STREEF, Nathalie — Psychologue clinicienne TACKACS, Dorottya — Kinésithérapeute TEIXEIRA, Maria — Femme de ménage TEIXEITO, Sonia — Indépendante THOMA, Cléo — Enseignante URHAUSEN, Laura — Éducatrice graduée VUILLEMIN, Peggy — Artiste plasticienne WEIS, Line — féministe activiste ZAOUROU, Pascale — GAMS Luxembourg

Luxembourg, le 21 juillet 2026 À l’issue de la Marche pour la protection de l’enfance organisée à Luxembourg, plus de cinquante personnes issues des secteurs médical, juridique, social, éducatif, artistique, associatif et de la société civile, ainsi que plusieurs organisations, publient aujourd’hui un manifeste appelant à une réforme profonde de la protection de l’enfance au Luxembourg. Ce manifeste est né d’un constat partagé : malgré les engagements internationaux du Luxembourg, trop d’enfants victimes de violences, notamment de violences sexuelles, ne sont toujours pas protégés de manière effective. Certains voient leur parole remise en question, sont séparés de leur parent protecteur, voire placés en institution ou maintenus dans un environnement dangereux alors même que des révélations de violences ont été formulées. Les signataires demandent que l’intérêt supérieur de l’enfant soit enfin placé au cœur de toutes les décisions judiciaires, administratives, médicales et sociales. Ils appellent notamment à une meilleure prise en compte de la parole des enfants, à l’application du principe de précaution lorsqu’un enfant dénonce des violences, au renforcement de la formation des professionnels, à une réforme du système de protection de la jeunesse et à la mise en place de mécanismes indépendants de contrôle et d’évaluation. Le manifeste rappelle également que la protection de l’enfance ne peut être pleinement efficace sans une prise en compte des enjeux intersectionnels. Tous les enfants doivent bénéficier d’une protection égale, mais certains cumulent des facteurs de vulnérabilité qui rendent l’accès à leurs droits encore plus difficile. Les signataires demandent ainsi que les politiques publiques reconnaissent et prennent pleinement en compte la situation des enfants qui cumulent plusieurs facteurs de risque de discrimination ou d’exclusion, notamment les enfants en situation de handicap, les enfants issus de la migration ou appartenant à des minorités raciales, ethniques, linguistiques ou religieuses, les enfants vivant dans la pauvreté ou la précarité socio-économique, les enfants victimes de traite des êtres humains, ainsi que tous ceux dont la capacité à faire entendre leur voix et à accéder à leurs droits est particulièrement limitée. Ce manifeste constitue une feuille de route concrète pour renforcer la protection des enfants au Luxembourg et faire évoluer les pratiques afin qu’aucun enfant ne soit laissé sans protection. Les signataires appellent les autorités luxembourgeoises, les responsables politiques, les institutions judiciaires et l’ensemble des professionnels concernés à ouvrir un dialogue constructif et à engager sans délai les réformes nécessaires. Protéger les enfants est une responsabilité collective. Il est temps que le Luxembourg se dote d’un système qui garantisse effectivement à chaque enfant le droit fondamental d’être entendu, cru, protégé et accompagné. Les signataires invitent l’ensemble des citoyennes et citoyens à prendre connaissance du manifeste et à soutenir cette mobilisation en faveur d’une protection de l’enfance fondée sur les droits de l’enfant, la prévention des violences et l’intérêt supérieur de chaque enfant, sans aucune discrimination.

Luxembourg, le 21 juillet 2026 Nous souhaitons adresser nos plus sincères remerciements aux plus de 200 personnes qui ont participé à la marche en faveur de la protection des enfants. Leur présence, leur engagement et leur courage ont fait de cette mobilisation un moment fort, digne et profondément porteur d’espoir. Nous remercions également chaleureusement toutes les associations et organisations qui, chaque jour, œuvrent pour la protection des enfants et qui ont répondu présentes ou nous soutiennent dans ce combat. Nos remerciements vont notamment à l’OKAJU, Ubaka, Green Knights, Amnesty International, ainsi qu’à toutes les autres associations, collectifs, citoyennes et citoyens engagés. C’est en unissant nos forces que nous pourrons faire évoluer la protection de l’enfance au Luxembourg. Cette marche a démontré qu’un nombre croissant de citoyens refuse que des enfants qui dénoncent des violences continuent de ne pas être suffisamment entendus et protégés. Ensemble, nous avons marché dans le calme, chanté, porté nos messages et prononcé nos discours avec une seule volonté : rappeler que la protection de l’enfance doit être une priorité absolue. Notre détermination reste intacte. Nous ne lâcherons pas. Nous poursuivrons notre mobilisation jusqu’à ce que des réformes concrètes permettent une meilleure protection des enfants. Nous regrettons profondément de ne pas avoir pu terminer notre rassemblement devant le tribunal de la jeunesse, comme cela était initialement prévu. Le parcours de la manifestation avait été transmis à la Ville de Luxembourg dans le cadre de notre demande d’autorisation. Celle-ci ne nous a toutefois été accordée que la veille de la manifestation, ce qui ne nous permettait matériellement plus de solliciter une autorisation complémentaire auprès du Parquet. Ce n’est qu’une fois arrivés devant le tribunal et alors que toute l’installation était en place qu’il nous a été indiqué qu’une autorisation spécifique du Parquet était nécessaire pour poursuivre le rassemblement à cet endroit. Il nous a également été rapporté que notre présence devant le tribunal pourrait être perçue comme susceptible de « vandaliser l’image du tribunal ». Nous regrettons profondément cette interprétation. Notre démarche n’avait aucune vocation à porter atteinte à une institution. Au contraire, elle visait à interpeller les pouvoirs publics et les institutions de manière pacifique sur la nécessité de renforcer la protection des enfants et d’améliorer la prise en charge des victimes. Enfin, nous déplorons que, malgré le caractère entièrement pacifique de cette mobilisation, plusieurs membres d’Innocence en Danger Luxembourg, de La Voix des Survivantes et d’Amnesty International aient été pris à partie de manière virulente par une membre d’un parti politique présent lors de la manifestation suite aux discours qui ont été prononcés. Celle-ci a sous-entendu qu'une membre d’association pourrait faire l'objet de représailles professionnelles et qu'elle risquait de perdre son emploi. Elle a également agrippé violemment par le bras notre membre et tenté de la contraindre à s’adresser à une journaliste afin de démentir publiquement ses propos. Si ces informations sont préoccupantes, nous réaffirmons que chacun doit pouvoir défendre les droits des enfants et participer au débat public sans crainte d’intimidation ou de représailles. Nous resterons fidèles aux valeurs qui ont guidé cette marche : le respect, la non-violence, le dialogue et, surtout, la protection des enfants. Nous remercions une nouvelle fois toutes les personnes présentes, les bénévoles, les associations partenaires et toutes celles et ceux qui, par leur engagement, refusent de détourner le regard. Parce que chaque enfant mérite d’être entendu. Parce que chaque enfant mérite d’être protégé. Parce que le temps des réformes est venu. Ana Pinto , Présidente de La Voix Des Survivantes Eolia Verstichel , Vice-Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg

L'association Innocence en Danger Luxembourg lance ses premiers séjours de résilience au Grand-Duché pour les jeunes femmes victimes de violences sexuelles dans l’enfance. Luxembourg, le 13 juillet 2026 – L'association Innocence en Danger Luxembourg annonce le lancement de ses premiers séjours de résilience, un projet inédit au Grand-Duché, destiné à accompagner des jeunes femmes qui ont été victimes de violences sexuelles dans l’enfance. La mission d'Innocence en Danger Luxembourg ne s'arrête pas à la protection des enfants victimes de violences : elle consiste aussi à les accompagner sur le chemin de leur reconstruction. Mis en place à partir de 2002 au sein du réseau Innocence en Danger, le premier séjour organisé au Luxembourg se déroulera dès cet été, marquant une nouvelle étape dans l'engagement de l'association en faveur des victimes. Ces séjours, gratuits, sont encadrés par une équipe pluridisciplinaire composée de professionnel·les spécialement formé·es aux psychotraumatismes, afin de garantir un accompagnement adapté aux besoins spécifiques des participantes et respectueux de leur parcours. Pensés comme un véritable temps de reconstruction psychique, émotionnelle et relationnelle dans un environnement sécurisant, ils offrent aux victimes une parenthèse hors de leur quotidien. Les objectifs de ces séjours sont de permettre aux participantes de restaurer une sécurité intérieure, comprendre les mécanismes post-traumatiques, retrouver confiance en elles, et renforcer leurs ressources personnelles. Un accompagnement individuel et collectif sécurisé sera proposé tout au long de ces séjours. Ce projet s’inscrit pleinement dans les missions d'Innocence en Danger Luxembourg : prévenir les violences faites aux enfants et soutenir les victimes. À travers cette initiative, l’association réaffirme ainsi non seulement sa volonté d’accompagner les victimes de violences sexuelles dans l’enfance, mais aussi de sensibiliser le grand public à l'importance d'un accompagnement à long terme des victimes. Ce premier programme au Luxembourg est rendu possible grâce au soutien de la Fondation Losch.À Télécharger le communiqué

Dans le cadre du podcast "Mind Matters"de l’Association Luxembourgeoise pour le Dialogue Interculturel, Eolia Verstichel, Vice-Présidente d’Innocence en Danger aborde un sujet sensible mais essentiel : le lien entre violences sexuelles et santé mentale. Quels sont les impacts psychologiques sur les jeunes ? Comment en parler, se reconstruire et briser le silence ?

COMMUNIQUÉ Luxembourg, le 29 AVRIL 2026 Les associations «La Voix des Survivant(e)s» et «Innocence en Danger Luxembourg» saluent la motion n° 4779 déposée par le député Dan Biancalana (LSAP) le 28 avril 2026 à la Chambre des députés et demandent aux membres de cette assemblée de voter pour , en tenant compte des commentaires présentés dans ce communiqué. Une revendication de longue date Depuis sa fondation en 2022, «La Voix des Survivant(e)s» revendique « La mise en place d’une commission indépendante sur l’inceste et les violences faites aux enfants, sur le modèle initial de la CIIVISE en France, afin de faire un état de la situation au Luxembourg. » Cette demande a notamment été réaffirmée lors de la présentation de sa « Proposition de réformes pour lutter contre les violences fondées sur le genre et leur impact sur les enfants co-victimes » à la Chambre des députés le mercredi 2 juillet 2025, en présence de la ministre de la Justice, Élisabeth Margue, et de la ministre de l’Égalité des genres et de la Diversité, Yuriko Backes. Innocence en Danger Luxembourg asbl porte la même revendication depuis son implantation au Luxembourg. Les deux associations se réjouissent qu’une initiative parlementaire invite désormais le Gouvernement à concrétiser cet instrument clé pour la reconnaissance des victimes, la compréhension des défaillances systémiques et la prévention des violences futures. Elles saluent également le fait que l’OKAJU recommande, depuis son rapport annuel 2024, la création d’une telle Commission et qu’il ait cette année engagé des travaux de conception en ce sens. Une mission large et transversale Les associations tiennent à souligner qu’une Commission nationale indépendante sur les violences à l’égard des enfants ne devra passe limiter à l’examen de faits passés ni à un seul secteur. Il est essentiel qu’elle adopte une approche globale couvrant toutes les formes de violences faites aux enfants — physiques, psychologiques, sexuelles ou autres — dans tous les contextes, qu’ils soientintrafamiliaux, institutionnels, scolaires, sportifs, en ligne, religieux, ou autre. Elle devra également permettre de déterminer, de manière transversale, l’ampleur, les formes et les causes de ces violences, ainsi que d’évaluer les réponses institutionnelles qui y sont apportées, notamment dans les domaines de la justice, de l’éducation, de la santé etde la protection de l’enfance. Des garanties d’indépendance La crédibilité et l’efficacité d’une telle Commission reposent sur des garanties fortes d’indépendance, tant dans sa conception que dans sa composition, son fonctionnement et le suivi de ses recommandations. À cet égard, la participation effective des victimes constitue une condition essentielle de sa légitimité. Les associations estiment indispensable qu’au moins un(e) représentant(e) d’association de victimes siège au sein de la Commission. Plus largement, l’indépendance vis-à-vis des autorités politiques et administratives ainsi que l’association de la société civile devront en constituer des principes fondamentaux. Des mesures concrètes à soutenir Les associations saluent également le fait que la motion contienne des mesures essentielles visant à renforcer la protection des enfants contre les violences et les abus. Elles soutiennent en particulier : l’instauration de contrôles réguliers et inopinés dans les structures d’accueil pour enfants placés et les familles d’accueil ; le renforcement des mécanismes de signalement, de supervision et de prévention dans tous les environnements accueillant des mineurs ; la garantie d’une prise en charge rapide, spécialisée et pluridisciplinaire des victimes ; la mise en place d’outils centralisés permettant de disposer de données fiables, complètes et actualisées sur les violences faites aux enfants, condition indispensable à l’élaboration de politiques publiques efficaces ; la mise en œuvre des recommandations de l’OKAJU relatives à l’amélioration de l’offre thérapeutique pour les victimes et lesauteurs d’infractions sexuelles, ainsi qu’à l’instauration d’une approche générale de type Barnahus. Passer à l’action Les associations insistent sur l’importance de traduire rapidement ces orientations en actions concrètes, ambitieuses et dotées de moyens suffisants, afin de garantir une protection effective de tous les enfants. Par ailleurs, les associations exhortent le gouvernement à mettre en œuvre des campagnes de sensibilisation du public et de formertous les professionnels concernés à la prévention des violences sur mineurs. N’attendons pas que les vies soient brisées pour tenter de les réparer ! Ana Pinto Eolia Verstichel Présidente Vice-présidente La Voix des Survivant(e)s asbl Innocence en Danger asbl




