Innocence en Danger
Innocence en Danger (IED) est un mouvement mondial de protection des enfants contre toutes formes de violences notamment sexuelles, présent dans de nombreux pays et partenaire d’associations internationales actives dans la lutte contre la pédo-criminalité.
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COMMUNIQUÉ Luxembourg, le 29 AVRIL 2026 Les associations «La Voix des Survivant(e)s» et «Innocence en Danger Luxembourg» saluent la motion n° 4779 déposée par le député Dan Biancalana (LSAP) le 28 avril 2026 à la Chambre des députés et demandent aux membres de cette assemblée de voter pour , en tenant compte des commentaires présentés dans ce communiqué. Une revendication de longue date Depuis sa fondation en 2022, «La Voix des Survivant(e)s» revendique « La mise en place d’une commission indépendante sur l’inceste et les violences faites aux enfants, sur le modèle initial de la CIIVISE en France, afin de faire un état de la situation au Luxembourg. » Cette demande a notamment été réaffirmée lors de la présentation de sa « Proposition de réformes pour lutter contre les violences fondées sur le genre et leur impact sur les enfants co-victimes » à la Chambre des députés le mercredi 2 juillet 2025, en présence de la ministre de la Justice, Élisabeth Margue, et de la ministre de l’Égalité des genres et de la Diversité, Yuriko Backes. Innocence en Danger Luxembourg asbl porte la même revendication depuis son implantation au Luxembourg. Les deux associations se réjouissent qu’une initiative parlementaire invite désormais le Gouvernement à concrétiser cet instrument clé pour la reconnaissance des victimes, la compréhension des défaillances systémiques et la prévention des violences futures. Elles saluent également le fait que l’OKAJU recommande, depuis son rapport annuel 2024, la création d’une telle Commission et qu’il ait cette année engagé des travaux de conception en ce sens. Une mission large et transversale Les associations tiennent à souligner qu’une Commission nationale indépendante sur les violences à l’égard des enfants ne devra passe limiter à l’examen de faits passés ni à un seul secteur. Il est essentiel qu’elle adopte une approche globale couvrant toutes les formes de violences faites aux enfants — physiques, psychologiques, sexuelles ou autres — dans tous les contextes, qu’ils soientintrafamiliaux, institutionnels, scolaires, sportifs, en ligne, religieux, ou autre. Elle devra également permettre de déterminer, de manière transversale, l’ampleur, les formes et les causes de ces violences, ainsi que d’évaluer les réponses institutionnelles qui y sont apportées, notamment dans les domaines de la justice, de l’éducation, de la santé etde la protection de l’enfance. Des garanties d’indépendance La crédibilité et l’efficacité d’une telle Commission reposent sur des garanties fortes d’indépendance, tant dans sa conception que dans sa composition, son fonctionnement et le suivi de ses recommandations. À cet égard, la participation effective des victimes constitue une condition essentielle de sa légitimité. Les associations estiment indispensable qu’au moins un(e) représentant(e) d’association de victimes siège au sein de la Commission. Plus largement, l’indépendance vis-à-vis des autorités politiques et administratives ainsi que l’association de la société civile devront en constituer des principes fondamentaux. Des mesures concrètes à soutenir Les associations saluent également le fait que la motion contienne des mesures essentielles visant à renforcer la protection des enfants contre les violences et les abus. Elles soutiennent en particulier : l’instauration de contrôles réguliers et inopinés dans les structures d’accueil pour enfants placés et les familles d’accueil ; le renforcement des mécanismes de signalement, de supervision et de prévention dans tous les environnements accueillant des mineurs ; la garantie d’une prise en charge rapide, spécialisée et pluridisciplinaire des victimes ; la mise en place d’outils centralisés permettant de disposer de données fiables, complètes et actualisées sur les violences faites aux enfants, condition indispensable à l’élaboration de politiques publiques efficaces ; la mise en œuvre des recommandations de l’OKAJU relatives à l’amélioration de l’offre thérapeutique pour les victimes et lesauteurs d’infractions sexuelles, ainsi qu’à l’instauration d’une approche générale de type Barnahus. Passer à l’action Les associations insistent sur l’importance de traduire rapidement ces orientations en actions concrètes, ambitieuses et dotées de moyens suffisants, afin de garantir une protection effective de tous les enfants. Par ailleurs, les associations exhortent le gouvernement à mettre en œuvre des campagnes de sensibilisation du public et de formertous les professionnels concernés à la prévention des violences sur mineurs. N’attendons pas que les vies soient brisées pour tenter de les réparer ! Ana Pinto Eolia Verstichel Présidente Vice-présidente La Voix des Survivant(e)s asbl Innocence en Danger asbl

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 16 AVRIL 2026 Protection de l’enfance : pendant que la France enquête, le Luxembourg continue de douter de la parole des enfants Alors qu’en France, une commission d’enquête au Sénat met en lumière de graves défaillances dans la protection de l’enfance – notamment la remise en cause des parents protecteurs et la disqualification de la parole des enfants victimes de violences sexuelles – une réalité profondément préoccupante persiste au Luxembourg : celle d’institutions qui continuent de douter de la parole des enfants et de sanctionner ceux qui cherchent à les protéger. Innocence en Danger Luxembourg exprime sa profonde stupeur et son indignation face à une décision récente consistant à retirer la garde d’un enfant à son parent protecteur, en l’occurrence celui qui a eu le courage de signaler et de dénoncer des violences sexuelles présumées subies par l’enfant. Une telle décision soulève des questions fondamentales sur la manière dont la parole de l’enfant est entendue, considérée et protégée. Elle envoie un signal extrêmement préoccupant : celui que dénoncer des violences pourrait exposer davantage les enfants et les parents protecteurs à des représailles institutionnelles plutôt qu’à une protection effective. Dans de nombreux dossiers suivis par Innocence en Danger Luxembourg, un constat récurrent et alarmant s’impose : les parents protecteurs qui signalent des faits de violences sexuelles sont fréquemment placés sur le banc des accusés. Cette inversion des rôles s’appuie souvent sur des notions telles que « aliénation parentale » ou « conflit parental », utilisées pour qualifier des situations familiales complexes. Ces termes désignent généralement l’idée qu’un enfant serait influencé par un parent contre l’autre dans un contexte de séparation conflictuelle. Or, ces qualifications peuvent, dans certains cas, détourner l’attention de l’enjeu central : la protection de l’enfant. Il est essentiel de rappeler que l’objectif premier ne doit pas être de déterminer, dans l’immédiat, quel parent a raison ou tort, mais bien de garantir la sécurité de l’enfant et de permettre une enquête rigoureuse, indépendante et approfondie sur les faits qu’il dénonce. Par ailleurs, le concept d’« aliénation parentale » est loin de faire consensus dans la communauté scientifique internationale. De nombreuses recherches et prises de position institutionnelles, notamment celles de l’Organisation Mondiale de la Santé et d’experts en protection de l’enfance, mettent en garde contre l’usage de cette notion dans les contextes de violences intrafamiliales. Elles soulignent qu’elle peut conduire à discréditer la parole des enfants et à exposer ces derniers à des risques accrus, en les renvoyant vers des environnements potentiellement danger eux. L’instrumentalisation de cette notion peut ainsi avoir des conséquences graves et durables sur les enfants qui osent parler. Au-delà de ces constats, le message envoyé à l’enfant est d’une extrême violence : parler, dénoncer, chercher à être protégé peut conduire à être puni. Être retiré de son foyer, séparé de son parent protecteur, éloigné de son école, de ses activités et de ses repères fondamentaux. Ce signal est destructeur. Il installe chez l’enfant l’idée que la parole est dangereuse et que la justice ne protège pas. Dans certains cas, il est même imposé à l’enfant de maintenir des contacts, voire de rencontrer, le parent qu’il désigne comme son agresseur présumé, au nom du maintien du lien parent-enfant. Une telle injonction est profondément problématique lorsqu’elle intervient avant que la lumière judiciaire ne soit faite. La protection de l’enfant devrait primer sur toute autre considération, au moins pendant le temps de l’enquête. Or, ces enquêtes judiciaires peuvent durer des mois, voire des années, plaçant l’enfant dans une situation de vulnérabilité prolongée et inacceptable. Par ailleurs, il est particulièrement préoccupant de constater que les signalements et les alertes émanant de professionnels, qu’ils soient psychologues, médecins, enseignants ou travailleurs sociaux, concernant l’état de l’enfant ne sont pas toujours pris en compte à leur juste mesure. Cette mise à l’écart des expertises de terrain fragilise encore davantage les dispositifs de protection. Il est également essentiel de souligner que, face à ces défaillances, de nombreux parents protecteurs se retrouvent dans des situations impossibles, contraints parfois de se mettre eux-mêmes en difficulté au regard de la loi pour tenter de protéger leur enfant. Lorsque les mécanismes institutionnels ne garantissent pas une protection immédiate et effective, certains n’ont d’autre choix que d’user de tous les moyens à leur disposition pour soustraire leur enfant à un danger qu’ils estiment imminent. Cette situation est le symptôme d’un système défaillant: si l’enfant était protégé dès les premiers signalements, ces parents ne seraient jamais acculés à de telles extrémités. Plus grave encore, la décision de placer un enfant dans une institution actuellement sous enquête judiciaire pour des faits graves de maltraitance constitue une aberration totale. Comment justifier qu’un enfant potentiellement victime de violences soit confié à une structure dont l’intégrité même est remise en question par la justice ? Une telle décision expose l’enfant à un risque accru et va à l’encontre du principe fondamental de protection. Innocence en Danger Luxembourg rappelle avec force que la priorité absolue doit être la sécurité et le bien être de l’enfant. Toute décision institutionnelle qui ignore, minimise ou aggrave la souffrance de enfants constitue une faute grave. Nous affirmons également que les institutions qui, aujourd’hui, restent sourdes aux souffrances des enfants — ou pire, contribuent à les aggraver — portent une responsabilité majeure. Cette responsabilité est à la fois morale, institutionnelle et, potentiellement, juridique. Il est urgent de : Garantir une écoute réelle et protectrice de la parole de l’enfant Protéger les parents qui agissent pour la sécurité de leur enfant Mettre en place des mécanismes indépendants d’évaluation des décisions de placement Assurer une transparence totale concernant les institutions d’accueil La protection de l’enfance ne peut tolérer ni aveuglement, ni déni, ni inversion des responsabilités. Homayra Sellier, Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg Eolia Verstichel, Vice-Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg

Trounwiessel 04 octobre 2025 Un moment historique pour le Luxembourg 🇱🇺, empreint d’émotion et d’espérance. En tant que représentants de la société civile, Innocence en Danger Luxembourg a eu l’honneur de participer aux festivités organisées à l’occasion de la proclamation du Grand-Duc Guillaume et de la Grande-Duchesse Stéphanie. Nous poursuivons notre engagement pour un pays où chaque enfant grandit protégé et dans la dignité.

Nous sommes profondément fiers d’annoncer la sortie de “Je parle” , une chanson engagée et bouleversante née d’une collaboration forte et nécessaire. Portée par l’association Innocence en Danger Luxembourg , elle prend vie à travers la composition, la voix sensible et puissante de Élodie Salvador. Le texte, écrit par Eolia Verstichel, Vice-Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg, met en lumière ce que trop d’enfants vivent encore dans le silence. “Je parle” dénonce le silence des adultes, l’attente interminable de la justice, les lenteurs qui épuisent — mais surtout, elle célèbre la force immense et le courage des victimes qui osent prendre la parole. La pochette, illustrée par Fiona Verstichel , traduit avec délicatesse et intensité l’âme du projet. La production a été réalisée par @ghost_l.a , avec la participation précieuse de la choriste Elisa Tinel. Et parce qu’aucune voix ne doit rester seule, les enfants et nos soutiens ont également uni leurs voix à cette chanson — symbole d’espoir, de résilience et de solidarité. 💛 L’intégralité des droits d’auteur est reversée à l’association Innocence en Danger Luxembourg. Parce que derrière chaque mot, il y a des parcours brisés, des silences imposés… et des voix qui cherchent à se relever. Chaque écoute compte. Chaque partage compte. Chaque mise en story peut contribuer à sensibiliser au parcours des victimes de violences sexuelles. En écoutant « Je parle », vous participez à faire entendre ce qui doit l’être. Vous aidez à briser le silence. 🎧 Disponible maintenant sur Spotify . Merci de faire partie de ce mouvement. Écouter, c’est déjà soutenir. Partager, c’est déjà agir. Parler, c’est déjà résister.

Le 29 janvier 2026, nous avons eu l’honneur d’être reçues par Son Altesse Royale la Grande-Duchesse du Luxembourg, accompagnée de son équipe, pour un temps d’échange attentif et profondément respectueux autour de notre travail de protection des enfants. Cette rencontre, marquée par une écoute sincère et une réelle sensibilité aux enjeux liés aux violences faites aux enfants, constitue un encouragement fort pour notre engagement quotidien auprès des plus vulnérables. Nous remercions chaleureusement Son Altesse Royale et l’ensemble de son équipe pour leur accueil, leur disponibilité et l’intérêt porté aux actions menées par Innocence en Danger Luxembourg. Protéger les enfants est une responsabilité collective. Ces moments de reconnaissance renforcent notre détermination à poursuivre ce combat essentiel. Mots de la Cour Grand Ducale sur leur Insta

La fondation Kannerduerf a mis fin aux contrats de deux membres du comité de direction. Leur départ aurait été précipité dans un contexte de réorganisation, alors que la fondation est au cœur d’une affaire d’abus sexuels présumés qui fera l’objet bientôt de débats au Parlement. «Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de renouveau et de consolidation, de renforcement de la gouvernance, d’amélioration de la coordination entre les équipes et de déploiement de notre système de management par la qualité, au service des enfants et des jeunes», écrivent la directrice générale de la «Fondation Lëtzebuerger Kannerduerf», Valérie Oberlé, et son président Vincent Franck, dans une lettre à tous les collaborateurs. L’annonce de cette réorganisation du service en prise directe avec l’accueil des enfants placés judiciairement est faite le 11 mars dernier. Reporter.lu a pris connaissance de cette communication. Lire la suite...


