APPEL À TÉMOINS

par IED
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20 mars 2026
Trounwiessel 04 octobre 2025 Un moment historique pour le Luxembourg 🇱🇺, empreint d’émotion et d’espérance. En tant que représentants de la société civile, Innocence en Danger Luxembourg a eu l’honneur de participer aux festivités organisées à l’occasion de la proclamation du Grand-Duc Guillaume et de la Grande-Duchesse Stéphanie. Nous poursuivons notre engagement pour un pays où chaque enfant grandit protégé et dans la dignité.

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20 mars 2026
Nous sommes profondément fiers d’annoncer la sortie de “Je parle” , une chanson engagée et bouleversante née d’une collaboration forte et nécessaire. Portée par l’association Innocence en Danger Luxembourg , elle prend vie à travers la composition, la voix sensible et puissante de Élodie Salvador. Le texte, écrit par Eolia Verstichel, Vice-Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg, met en lumière ce que trop d’enfants vivent encore dans le silence. “Je parle” dénonce le silence des adultes, l’attente interminable de la justice, les lenteurs qui épuisent — mais surtout, elle célèbre la force immense et le courage des victimes qui osent prendre la parole. La pochette, illustrée par Fiona Verstichel , traduit avec délicatesse et intensité l’âme du projet. La production a été réalisée par @ghost_l.a , avec la participation précieuse de la choriste Elisa Tinel. Et parce qu’aucune voix ne doit rester seule, les enfants et nos soutiens ont également uni leurs voix à cette chanson — symbole d’espoir, de résilience et de solidarité. 💛 L’intégralité des droits d’auteur est reversée à l’association Innocence en Danger Luxembourg. Parce que derrière chaque mot, il y a des parcours brisés, des silences imposés… et des voix qui cherchent à se relever. Chaque écoute compte. Chaque partage compte. Chaque mise en story peut contribuer à sensibiliser au parcours des victimes de violences sexuelles. En écoutant « Je parle », vous participez à faire entendre ce qui doit l’être. Vous aidez à briser le silence. 🎧 Disponible maintenant sur Spotify . Merci de faire partie de ce mouvement. Écouter, c’est déjà soutenir. Partager, c’est déjà agir. Parler, c’est déjà résister.

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20 mars 2026
Le 29 janvier 2026, nous avons eu l’honneur d’être reçues par Son Altesse Royale la Grande-Duchesse du Luxembourg, accompagnée de son équipe, pour un temps d’échange attentif et profondément respectueux autour de notre travail de protection des enfants. Cette rencontre, marquée par une écoute sincère et une réelle sensibilité aux enjeux liés aux violences faites aux enfants, constitue un encouragement fort pour notre engagement quotidien auprès des plus vulnérables. Nous remercions chaleureusement Son Altesse Royale et l’ensemble de son équipe pour leur accueil, leur disponibilité et l’intérêt porté aux actions menées par Innocence en Danger Luxembourg. Protéger les enfants est une responsabilité collective. Ces moments de reconnaissance renforcent notre détermination à poursuivre ce combat essentiel. Mots de la Cour Grand Ducale sur leur Insta

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19 mars 2026
La fondation Kannerduerf a mis fin aux contrats de deux membres du comité de direction. Leur départ aurait été précipité dans un contexte de réorganisation, alors que la fondation est au cœur d’une affaire d’abus sexuels présumés qui fera l’objet bientôt de débats au Parlement. «Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de renouveau et de consolidation, de renforcement de la gouvernance, d’amélioration de la coordination entre les équipes et de déploiement de notre système de management par la qualité, au service des enfants et des jeunes», écrivent la directrice générale de la «Fondation Lëtzebuerger Kannerduerf», Valérie Oberlé, et son président Vincent Franck, dans une lettre à tous les collaborateurs. L’annonce de cette réorganisation du service en prise directe avec l’accueil des enfants placés judiciairement est faite le 11 mars dernier. Reporter.lu a pris connaissance de cette communication. Lire la suite...

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12 mars 2026
Le Kannerduerf s’engage dans un examen de conscience à haut risque. Un appel à témoins lancé en 2025 a déjà révélé l’ampleur des abus présumés au sein de la fondation. Selon les recherches de Reporter.lu, des viols sur mineurs auraient été longtemps ignorés ou banalisés. La «Fondation Lëtzebuerger Kannerduerf» ouvre ses archives aux experts d’une commission «indépendante» qu’elle met elle-même en place. Sa mission est d’«évaluer l’existence, la nature et l’ampleur d’éventuels abus, d’identifier les personnes concernées et d’analyser d’éventuels dysfonctionnements organisationnels», selon le communiqué de l’organisation . Lire la suite...

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8 mars 2026
À l’occasion du 8 mars – Journée internationale des droits des femmes, nous rappelons que les violences sexistes et sexuelles ont des conséquences profondes et durables sur la santé. Les violences vécues dans l’enfance, en particulier, peuvent marquer toute une vie et affecter la santé mentale, physique et sociale des victimes. Reconnaître ces violences comme un enjeu majeur de santé publique est essentiel pour améliorer la prévention, la prise en charge et la reconstruction des victimes. Innocence in Danger Luxembourg soutient ces revendications pour une société qui protège réellement les enfants et les femmes. Mots de la Vice-Présidente IED Lux : "Sans chiffres, les violences restent dans l’ombre. Sans données, pas de politiques adaptées. Sans transparence, pas de responsabilité. Compter, c’est reconnaître. Nommer, c’est protéger. Rendre visible, c’est déjà commencer à réparer. Les violences sexuelles faites aux enfants ne s’arrêtent pas à l’enfance. Elles traversent toute une vie. Elles deviennent troubles anxieux, dépressions, conduites à risque. Elles deviennent addictions, douleurs chroniques, troubles alimentaires. Elles deviennent difficultés à faire confiance, à aimer, à habiter son propre corps. Elles augmentent le risque de précarité, de revictimisation, de pensées suicidaires. Ce que subit un enfant marque son cerveau, son système nerveux, son rapport au monde. Les traumatismes précoces modifient durablement la santé physique et mentale à l’âge adulte. Prendre soin des enfants aujourd’hui, c’est prévenir des années de souffrance demain. C’est une responsabilité collective." Eolia Verstichel

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3 mars 2026
À la suite des récentes révélations publiées par RTL Lëtzebuerg et Reporter.lu concernant de possibles faits deviolences au sein de la fondation SOS Kannerduerf Lëtzebuerg, l’association Innocence en Danger Luxembourg souhaite apporter les précisions suivantes. Innocence en Danger Luxembourg est à l’origine de la réception du premier témoignage faisant état de violences présumées au sein de SOS Kannerduerf Lëtzebuerg. Conformément à ses missions de protection de l’enfance,l’association a procédé à un signalement auprès du Parquet compétent. Dans un souci de responsabilité et de protection des enfants, l’association a également pris contact avec la direction de SOS Kannerduerf afin de proposer une collaboration constructive autour de ces éléments préoccupants. Cette démarche est restée sans suite favorable. Selon les informations rendues publiques par Reporter, la victime concernée aurait déjà alerté l’institution au momentdes faits, puis à nouveau en 2023 après le dépôt d’une plainte. Il ressort également des éléments publiquement disponibles que le signalement par l’institution serait intervenu trois jours après avoir eu connaissance du classement sans suite de la plainte pour cause de prescription. Ces faits, tels que rapportés par la presse, soulèvent des questions légitimes qui méritent d’être examinées avec rigueur et impartialité. À la suite de ces publications, Innocence en Danger Luxembourg a reçu de nombreux autres témoignages de personnes se présentant comme victimes ou témoins de violences présumées au sein de SOS Kannerduerf Lëtzebuerg. Conformément à son obligation morale et légale, l’association a procédé à un nouveau signalement auprès du Parquet. Une enquête est actuellement en cours. Nous rappelons que toute personne mise en cause bénéficie de la présomption d’innocence. Nous prenons acte de l’annonce par SOS Kannerduerf de la mise en place d’une commission dite « indépendante » ainsi qu’une enquête interne chargée d’examiner les faits. Si toute initiative visant à faire la lumière sur d’éventuelsdysfonctionnements doit être saluée, plusieurs questions essentielles se posent afin de garantir une réelle indépendance et la confiance des victimes : Comment cette commission peut-elle être qualifiée d’indépendante si elle est initiée par l’institution concernée par les faits allégués ? Quel sera son mode de financement ? Qui désignera les experts et selon quels critères d’expertise et d’impartialité ? Quelles garanties concrètes seront offertes aux victimes et témoins en matière d’accompagnement, de protection, de confidentialité et de non-représailles ? Comment seront recueillis les témoignages afin d’éviter toute pression ou influence institutionnelle ? Quelles mesures concrètes et immédiates sont mises en place pour garantir la protection d’éventuelles victimes actuelles ? Il est essentiel de rappeler qu’inviter des victimes à se confier à une commission mise en place par l’institution même au sein de laquelle elles déclarent ne pas avoir été protégées peut constituer un risque de revictimisation. La prioritéabsolue doit rester la sécurité psychologique, la dignité et l’intérêt supérieur des victimes. Innocence en Danger Luxembourg réaffirme qu’une commission véritablement indépendante, c’est-à-dire extérieure àl’institution concernée, dotée d’un mandat clair, de moyens propres et de garanties procédurales transparentes, pourraitreprésenter un outil utile pour établir les faits, comprendre d’éventuels dysfonctionnements systémiques et formuler des recommandations structurelles. Notre seule ligne directrice demeure la protection des enfants, la reconnaissance de la parole des victimes et le respectdu cadre judiciaire en cours. Nous continuerons à coopérer pleinement avec les autorités compétentes et à accompagner les personnes qui nous sollicitent. Dans ce contexte, nous appelons à la responsabilité, à la transparence et au respect du travail de la justice. Homayra Sellier Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg Eolia Verstichel Vice-Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg

20 janvier 2026
1962. Lolita de Stanley Kubrick Inspiré du roman éponyme de Vladimir Nabokov : la fixation obsessionnelle d’un homme mûr pour une gamine de 12 ans. 1967. Les Risques du métier, d’André Cayatte. Un instituteur est injustement accusé par plusieurs élèves 1971. Le souffle au cœur, de Louis Malle Evocation d’une relation incestueuse entre un garçon de 14 ans et sa mère. 1978. La Petite, de Louis Malle. L’histoire d’un photographe qui s’éprend d’une fille de 12 ans 1988. Kung-fu Master, d’Agnès Varda. La relation d’une femme de 40 ans avec un garçon de 15 ans 1992. Pour un soldat perdu, de Roeland Kerboesch. La relation entre un adulte et un gamin de 12 ans. 1996. Sleepers, de Barry Levinson. Evocation de violences sexuelles dans une maison de redressement nord-américaine 1998. Festen de Thomas Vinterberg. Prix du Jury, au festival de Cannes. La révélation du viol d’une enfant, au cours du dîner d’anniversaire du père incestueux, au Danemark. 1999. Eyes wide shut, de Stanley Kubrick. Drame érotique évoquant l’existence d’une société secrète, élitiste. Kubrick décède subitement pendant le montage du film. 2001. Clément, d’Emmanuelle Bercot. La relation entre une femme de 30 ans et un collégien de 13 ans. 2003. Mystic River, de Clint Eastwood. Drame dont l’origine se trouve être un viol d’enfant. 2004. The Woodsman – (avec Kevin Bacon) Mysterious Skin, de Greg Araki Les conséquences pour deux adolescents des violences sexuelles subies à 8 ans, par le même prédateur. Les Ballets écarlates, de Jean-Pierre Mocky. Evocation de réseaux pédocriminels entre notables français. Film privé sortie en salles. Uniquement distribué en DVD. 2008. Le doute, de John-Patrick Shanley. La religieuse qui dirige une école privée accuse un prêtre d’un viol sur un élève de 12 ans, avant de douter… 2009. The girl with the dragon tatoo, de David Fincher (Millenium : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes) Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille. 2011. Polisse, de Maïwenn. Le quotidien d’une brigade des mineurs à Paris Michael, de Markus Schleinzer L’enlèvement et la séquestration d’un garçon de 10 ans dans une cave. 2012. La chasse, de Thomas Vinterberg Le drame d’un enseignant injustement accusé de pédocriminalité. 2013. 3096, de Sherry Hormann. Inspiré de l’histoire de Natascha Kampusch, kidnappée à 10ans, et séquestrée durant 8 ans. 2013. Outreau, l’autre vérité, de Serge Garde. Retour documentaire sur l’affaire d’Outreau. Les chaînes de télévision françaises ont refusé sa diffusion. Sortie en salle et en DVD. 2015. Spotlight, de Tom McCarty. Deux Oscars en 2016. Evocation des diffilcultés rencontrées par les journalistes du Boston Globe, pour rédiger et publier une enquête sur des viols d’enfants commis par des prêtres (Enquête couronnée en 2003, par le prix Pulitzer) 2017. The Keepers, de Ryan White Série documentaire télévisée (Netflix). L’enquête à Baltimore (USA), sur le meurtre non résolu d’une religieuse, par trois de ses anciennes élèves, soixante ans après. 2018. Un amour impossible, de Catherine Corsini. Inspiré d’un roman autobiographique de Christine Angot. Un inceste, du point de vue de la mère. 2018 Les Chatouilles,écrit et réalisé par Andréa Bescond et Alex Métayer. Adaptation de la pièce éponyme (Molière 2016) qui évoque les violences sexuelles subies par Andréa Bescond, dans son enfance. 2018 La révolte des innocents, de Philippe Niang. En 2011, Gaston, garçon vif d’une dizaine d’années, est placé dans un établissement qui se révélera être un lieu de maltraitance. 2018 The Tale, de Jennifer Fox. Après avoir retrouvé ses récits d’enfance, une journaliste doit se replonger dans un passé douloureux de violences sexuelles. 2019. Foster Boy, de Youssef Delara. Un avocat défend un jeune dans un procès contre une agence de placements en familles d’accueil, accusée d’avoir caché et orchestré des maltraitances physiques et sexuelles. 2023 True Detective (3ème saison), de Nic Pizzolatto. La police de l’Arkansas ré-ouvre une enquête sur la disparition de deux enfants, survenue 20 ans plus tôt. The Crowded Room (série), d’Akiva Goldsman Danny Sullivan est arrêté à la suite de son implication dans une fusillade à New York en 1979. Reposant sur une série d'interrogatoires menés par l'intrigante Rya Goodwin, ce thriller dévoile la vie de Danny, depuis les mystérieux éléments du passé qui l'ont façonné aux rebondissements qui le mèneront à une révélation bouleversant sa vie. I am We (Docufilm), de Ron Davis Willow accepte son diagnostic de trouble dissociatif de l'identité (TDI), anciennement connu sous le nom de trouble de la personnalité multiple. Son parcours l'amène à faire le point sur les abus qu'elle a subis dans son enfance, qui sont à l'origine de ce trouble. Le consentement, de Vanessa Filho Paris, 1985. Vanessa a treize ans lorsqu'elle rencontre Gabriel Matzneff, écrivain quinquagénaire de renom. La jeune adolescente devient l'amante et la muse de cet homme célébré par le monde culturel et politique. Se perdant dans la relation, elle subit de plus en plus violemment l’emprise destructrice que ce prédateur exerce sur elle.

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15 novembre 2025
Chaque jour, des milliers d’enfants et d’adolescent·es subissent des violences qui marquent leurs vies à jamais. Trop souvent, leur parole est étouffée. Trop souvent, les coupables restent impunis. Le 15 novembre, refusons l’inacceptable. Marchons ensemble pour dire STOP. Pour briser le silence Pour soutenir les victimes et les survivant·es Pour exiger une véritable protection de l’enfance Vous êtes survivant·e ? Parent ? Ami·e, professionnel·le de l’enfance, ou simplement convaincu·e que chaque enfant mérite d’être protégé ? Votre présence compte. Votre voix compte. Ensemble, nous pouvons faire changer les choses. RDV à PARIS avec le cortège Innocence en Danger le 15 novembre , départ 14h, Place des Droits de l'Enfant, Paris 75014

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14 novembre 2025
Ce rapport a été soumis à l'ONU en octobre 2025 par trois psychologues cliniciennes françaises du CEFRAAP (Centre Francophone de Ressources et d'Accompagnement de l'Addiction à la Pornographie) en réponse à un appel à contributions sur la protection des enfants contre l'exploitation sexuelle. Le document défend une thèse forte : l'accès des mineurs aux contenus pornographiques constitue une forme d'agression sexuelle . Les auteures démontrent, à partir de leur expérience clinique et de la littérature scientifique, que l'exposition précoce à la pornographie (en moyenne à 9 ans) provoque une effraction psychique comparable à un traumatisme sexuel, avec des symptômes similaires au stress post-traumatique : souvenirs intrusifs, cauchemars, troubles anxieux, perturbation du développement psychosexuel et risque de reproduction de violences. L'objectif du rapport est double : faire reconnaître officiellement cette problématique comme une question de santé publique et de droits de l'enfant par les instances internationales, et obtenir la mise en place de mesures concrètes (cadre juridique de protection, blocage de l'accès, formation des professionnels, campagnes de prévention) au niveau européen et mondial. ------------------- Le rapport du CEFRAAP décrit le contact précoce des mineurs avec la pornographie comme une forme d’agression sexuelle psychique, soulignant ses effets traumatiques, neurobiologiques et relationnels comparables à ceux d’autres formes de violences sexuelles. 1. Nature du contenu pornographique « mainstream » La majorité du contenu consommé par les mineurs est phallocentré, violent et dénué d’affectivité . Études : 45 à 88% des scènes montrent des actes de violence physique (fessées, gifles, étranglement). 97% des victimes de ces agressions filmées sont des femmes, souvent montrées comme consentantes. Près de 50% des vidéos contiennent des insultes sexistes . Ces contenus valorisent la domination masculine, le manque d’empathie et favorisent une « culture du viol » (Dines, 2020). Les sous-genres tels que hentaï ou « dark romance » exposent des violences sexuelles sur mineurs ou des rapports de pouvoir extrêmes. 2. Une exposition de plus en plus jeune et souvent involontaire Âge moyen du premier contact : 9 ans. 40 à 70% des adolescents y sont exposés par accident (pop-up, réseaux sociaux, appareils familiaux). Études : Espagne : 90% des 11 ans ont déjà vu du contenu pornographique. France : 51% des garçons de 12 ans en visionnent au moins une fois par mois (ARCOM, 2023). Conséquences documentées : Développement de croyances sexualisées précoces, acceptation des rapports violents, troubles anxieux, dégoût ou honte. Installation d’une compulsivité sexuelle à l’adolescence. 3. Le contact précoce comme agression sexuelle Ce contact provoque une effraction psychique équivalente à un abus sexuel : sidération, honte, peur, excitation paradoxale. Symptômes identiques à un trouble de stress post-traumatique (DSM-5) : souvenirs envahissants, cauchemars, réactions dissociatives, évitement, dégoût de soi, troubles du sommeil, anxiété ou dépression, comportements autodestructeurs ou compulsifs. Exemple : un enfant de 8 ans peut revivre les scènes vues sous forme de cauchemars, ou un élève reproduire des gestes pornographiques à l’école. Les enfants n’ayant pas encore développé la distinction réel/imaginé ne peuvent intégrer ni symboliser ces images, d’où un traumatisme durable et silencieux . 4. Compulsivité et assimilation de la violence Chez les jeunes exposés précocement : Risque élevé de compulsivité sexuelle et d’imitation des comportements violents. 45% des jeunes s’inspirent de la pornographie dans leur sexualité (IFOP, 2017). 80% de ceux qui en consomment régulièrement adoptent des comportements sexuels agressifs. Effets neurobiologiques : La pornographie altère les circuits du plaisir, de la décision et de l’empathie (Kühn & Gallinat, 2014). L’association répétée de violence et d’excitation entraîne une érotisation du danger : le cerveau apprend à ressentir du plaisir face à la violence. Conséquences sociales : Hausse des pratiques violentes et des viols collectifs entre adolescents (phénomène des « manadas » en Espagne). Confusion entre désir et danger, perte d’empathie et banalisation de la domination. Conclusion Le contact précoce avec la pornographie correspond à une agression sexuelle médiée par la technologie, provoquant : effraction psychique, perturbation neurobiologique et désorganisation affective ; mémoire traumatique durable et altération de la régulation émotionnelle ; troubles anxieux, honte, addictions et comportements sexuels déviants. Reconnaître cette réalité permettrait une prise en charge clinique adaptée et une reconnaissance institutionnelle du traumatisme psychique infligé aux enfants. Télécharger le rapport complet