APPEL À TÉMOINS

par IEDL
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22 juillet 2026
Pour une réforme radicale et urgente de la Protection de la Jeunesse au Luxembourg. Le Luxembourg dispose de ressources financières uniques pour être le modèle mondial de la protection de l'enfance. Pourtant, l’écart entre nos richesses et la détresse des enfants est un scandale d’État. Ce manifeste dénonce un système qui, sous couvert d’un « intérêt supérieur de l’enfant » mal interprété, punit les victimes et protège les agresseurs. 1. Le Constat : L’instrumentalisation du conflit parental Nous dénonçons une dérive systémique majeure : l’inversion de la culpabilité. Le déni de la violence : Trop souvent, lorsqu’un enfant dénonce des violences, le système qualifie la situation de simple « relation parentale hautement conflictuelle ». Ce diagnostic administratif efface la réalité des violences. Le parent protecteur banni : Le parent qui tente de protéger l'enfant est accusé d'aliénation parentale ou de manipulation. On pathologise sa protection pour ne pas avoir à punir la violence de l'autre. Le calme de l'agresseur : Le système se laisse duper par le calme froid de l'agresseur, fort de son sentiment d'impunité, tout en condamnant la terreur légitime du parent protecteur. 2. La Faillite de l'Écoute et du Droit Le Luxembourg a ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE) et voté l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Mais ces textes restent des promesses vides si : L’audition de l’enfant : On lui demande de confier l'indicible à des inconnus sans aucune considération pour le séisme psychologique que ce récit provoque. Sans un protocole tel que le protocole Mélanie, l’audition est une re-traumatisation. Les preuves médicales sont ignorées : Les certificats constatant blessures et traumas sont écartés au profit de rapports sociaux subjectifs. L'exil forcé : Des parents sont acculés à fuir le pays ou à se mettre hors la loi pour garantir l'intégrité physique de leur enfant que la justice refuse de protéger. 3. L'Urgence signalée par l'OKAJU et Innocence en Danger Luxembourg Le rapport 2025 de l’OKAJU est sans appel : il y a une augmentation préoccupante des violences (une plainte pour viol sur mineur déposée tous les 8 jours au Luxembourg). Situation des placements au 1 er avril selon l’ONE : 943 enfants et jeunes adultes placés en institution dont 680 placements judiciaires. 1521 enfants et jeunes adultes placés en institution et accueil en famille dont 1123 placements judiciaires. Omerta professionnelle : Des éducateurs quittent le secteur par écœurement, témoins de violences qu’ils ne peuvent dénoncer sans risquer leur carrière. Le manque de personnel démultiplie les risques de violences institutionnelles. Traumatisme policier : Rien ne justifie l'arrestation d'un enfant à l'école par la police pour exécuter un placement, le traitant comme un criminel devant ses pairs. 4. Transformer nos moyens en actes : Nos Revendications Le Luxembourg a les moyens financiers et les données scientifiques pour agir. Nous exigeons : Réforme de la loi sur l'Aide à l'Enfance et à la Famille (AEF) : Aligner le cadre législatif sur les standards de l'ONU et dissocier la protection de la simple procédure civile. Création d'une Commission Nationale Indépendante sur toutes les formes de violences à l’égard des enfants, dont le pilotage doit être porté par l’OKAJU : À l'instar de la CIIVISE, pour briser la loi du silence, recueillir la parole des victimes et identifier les défaillances systémiques. Contrôles et Inspections Inopinées : Instaurer des visites surprises régulières dans toutes les structures d'accueil et familles d'accueil pour garantir la sécurité réelle des enfants placés. Primauté de la Preuve Médicale et Scientifique : Former obligatoirement les magistrats et policiers aux mécanismes du psychotraumatisme et de l'emprise pour cesser de confondre « conflit » et « violence ». Concepts de Protection Obligatoires : Déployer des stratégies de prévention robustes dans tous les lieux de vie de l'enfant (sport, culture, loisirs). Formation obligatoire et expertise spécialisée : L’ensemble des intervenants de la chaîne de protection – qu’il s’agisse des services d’évaluation, des lieux de médiation et de rencontre, du personnel des tribunaux ou des auxiliaires de justice – doit impérativement être formé aux réalités des violences faites aux enfants. Le Grand-Duché du Luxembourg ne peut plus se voiler la face. Protéger l'agresseur au nom d'une neutralité de façade est un acte de complicité. Nous exigeons une protection d'excellence, financée et garantie par l'État. Ce manifeste est un appel au sursaut national. Pour que l’intérêt supérieur de l’enfant ne soit plus un slogan, mais une réalité physique et psychique Luxembourg, le 29 avril 2026 Associations et organisations Amnesty International Luxembourg Association Les Enfants d’Argus Association Passerell Association Youth Work Synergy Déi Lénk Green Knights Luxembourg asbl Innocence en Danger Luxembourg L’ASTI L’Effrontée La Voix des Survivantes Signataires – Personnes physiques BARROSO, Fatima — Pensionnée BARROSO, Maria — Pensionnée BARROSO DA COSTA, Manuel — Pensionné BOBAN, Nastassja — Ostéopathe spécialisée en ostéopathie pédiatrique CANALTO, Susana — Femme de ménage CASTRO, Elsa — Femme de ménage COLOMBO, Paola — Certified Governance Officer (banque) DA COSTA, Marta — Agent immobilier DAP, Aurélie — Présidente de Volt DEVOS, Marques — Indépendante DIAS, Palmira — Pensionnée DIAS, Rosa — Pensionnée FARGHADANI, Hirsa — Médecin généraliste et psychothérapeute FERNANDES, Luis — Façadier GARAUD, Docteure Séléné — ORL pour enfants et adultes GONCALVES, Damien — Agent de rétention GONCALVES, Domingos — Pensionné LOPEZ, Florinda LOPEZ, Jessica — féministe, activiste LOPEZ-PASCUAL, Julie — Sage-femme MARCHAL, Emmanuel — Kinésithérapeute et thérapeute spécialisé dans les approches intégratives MEIRELES, Regina — Vendeuse MILTGEN, Maxime — féministe, activiste MOTA, Sonia — Indépendante NEVES, Paula — Gestionnaire OLIVEIRA PEREIRA, Clare — Vendeuse PAULS, Corrina — Pensionnée PEREIRA, Caida — Femme de ménage PIERINI, Sophie — Avocate à la Cour PRUM, Dany — Artiste peintre QUEIROZ, Tania — Femme de ménage RAMPAZZO, Julien — Ostéopathe REBELO, Domingos — Pensionné RODRIGUES, Alexandra — Aide-soignante RODRIGUES, Carlos — Pensionné SANTOS, Paula — Vendeuse SARTOR, Nathalie — Avocate à la Cour SOARES, Joel — Maçon STREEF, Nathalie — Psychologue clinicienne TACKACS, Dorottya — Kinésithérapeute TEIXEIRA, Maria — Femme de ménage TEIXEITO, Sonia — Indépendante THOMA, Cléo — Enseignante URHAUSEN, Laura — Éducatrice graduée VUILLEMIN, Peggy — Artiste plasticienne WEIS, Line — féministe activiste ZAOUROU, Pascale — GAMS Luxembourg

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22 juillet 2026
Luxembourg, le 21 juillet 2026 À l’issue de la Marche pour la protection de l’enfance organisée à Luxembourg, plus de cinquante personnes issues des secteurs médical, juridique, social, éducatif, artistique, associatif et de la société civile, ainsi que plusieurs organisations, publient aujourd’hui un manifeste appelant à une réforme profonde de la protection de l’enfance au Luxembourg. Ce manifeste est né d’un constat partagé : malgré les engagements internationaux du Luxembourg, trop d’enfants victimes de violences, notamment de violences sexuelles, ne sont toujours pas protégés de manière effective. Certains voient leur parole remise en question, sont séparés de leur parent protecteur, voire placés en institution ou maintenus dans un environnement dangereux alors même que des révélations de violences ont été formulées. Les signataires demandent que l’intérêt supérieur de l’enfant soit enfin placé au cœur de toutes les décisions judiciaires, administratives, médicales et sociales. Ils appellent notamment à une meilleure prise en compte de la parole des enfants, à l’application du principe de précaution lorsqu’un enfant dénonce des violences, au renforcement de la formation des professionnels, à une réforme du système de protection de la jeunesse et à la mise en place de mécanismes indépendants de contrôle et d’évaluation. Le manifeste rappelle également que la protection de l’enfance ne peut être pleinement efficace sans une prise en compte des enjeux intersectionnels. Tous les enfants doivent bénéficier d’une protection égale, mais certains cumulent des facteurs de vulnérabilité qui rendent l’accès à leurs droits encore plus difficile. Les signataires demandent ainsi que les politiques publiques reconnaissent et prennent pleinement en compte la situation des enfants qui cumulent plusieurs facteurs de risque de discrimination ou d’exclusion, notamment les enfants en situation de handicap, les enfants issus de la migration ou appartenant à des minorités raciales, ethniques, linguistiques ou religieuses, les enfants vivant dans la pauvreté ou la précarité socio-économique, les enfants victimes de traite des êtres humains, ainsi que tous ceux dont la capacité à faire entendre leur voix et à accéder à leurs droits est particulièrement limitée. Ce manifeste constitue une feuille de route concrète pour renforcer la protection des enfants au Luxembourg et faire évoluer les pratiques afin qu’aucun enfant ne soit laissé sans protection. Les signataires appellent les autorités luxembourgeoises, les responsables politiques, les institutions judiciaires et l’ensemble des professionnels concernés à ouvrir un dialogue constructif et à engager sans délai les réformes nécessaires. Protéger les enfants est une responsabilité collective. Il est temps que le Luxembourg se dote d’un système qui garantisse effectivement à chaque enfant le droit fondamental d’être entendu, cru, protégé et accompagné. Les signataires invitent l’ensemble des citoyennes et citoyens à prendre connaissance du manifeste et à soutenir cette mobilisation en faveur d’une protection de l’enfance fondée sur les droits de l’enfant, la prévention des violences et l’intérêt supérieur de chaque enfant, sans aucune discrimination.

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22 juillet 2026
Luxembourg, le 21 juillet 2026 Nous souhaitons adresser nos plus sincères remerciements aux plus de 200 personnes qui ont participé à la marche en faveur de la protection des enfants. Leur présence, leur engagement et leur courage ont fait de cette mobilisation un moment fort, digne et profondément porteur d’espoir. Nous remercions également chaleureusement toutes les associations et organisations qui, chaque jour, œuvrent pour la protection des enfants et qui ont répondu présentes ou nous soutiennent dans ce combat. Nos remerciements vont notamment à l’OKAJU, Ubaka, Green Knights, Amnesty International, ainsi qu’à toutes les autres associations, collectifs, citoyennes et citoyens engagés. C’est en unissant nos forces que nous pourrons faire évoluer la protection de l’enfance au Luxembourg. Cette marche a démontré qu’un nombre croissant de citoyens refuse que des enfants qui dénoncent des violences continuent de ne pas être suffisamment entendus et protégés. Ensemble, nous avons marché dans le calme, chanté, porté nos messages et prononcé nos discours avec une seule volonté : rappeler que la protection de l’enfance doit être une priorité absolue. Notre détermination reste intacte. Nous ne lâcherons pas. Nous poursuivrons notre mobilisation jusqu’à ce que des réformes concrètes permettent une meilleure protection des enfants. Nous regrettons profondément de ne pas avoir pu terminer notre rassemblement devant le tribunal de la jeunesse, comme cela était initialement prévu. Le parcours de la manifestation avait été transmis à la Ville de Luxembourg dans le cadre de notre demande d’autorisation. Celle-ci ne nous a toutefois été accordée que la veille de la manifestation, ce qui ne nous permettait matériellement plus de solliciter une autorisation complémentaire auprès du Parquet. Ce n’est qu’une fois arrivés devant le tribunal et alors que toute l’installation était en place qu’il nous a été indiqué qu’une autorisation spécifique du Parquet était nécessaire pour poursuivre le rassemblement à cet endroit. Il nous a également été rapporté que notre présence devant le tribunal pourrait être perçue comme susceptible de « vandaliser l’image du tribunal ». Nous regrettons profondément cette interprétation. Notre démarche n’avait aucune vocation à porter atteinte à une institution. Au contraire, elle visait à interpeller les pouvoirs publics et les institutions de manière pacifique sur la nécessité de renforcer la protection des enfants et d’améliorer la prise en charge des victimes. Enfin, nous déplorons que, malgré le caractère entièrement pacifique de cette mobilisation, plusieurs membres d’Innocence en Danger Luxembourg, de La Voix des Survivantes et d’Amnesty International aient été pris à partie de manière virulente par une membre d’un parti politique présent lors de la manifestation suite aux discours qui ont été prononcés. Celle-ci a sous-entendu qu'une membre d’association pourrait faire l'objet de représailles professionnelles et qu'elle risquait de perdre son emploi. Elle a également agrippé violemment par le bras notre membre et tenté de la contraindre à s’adresser à une journaliste afin de démentir publiquement ses propos. Si ces informations sont préoccupantes, nous réaffirmons que chacun doit pouvoir défendre les droits des enfants et participer au débat public sans crainte d’intimidation ou de représailles. Nous resterons fidèles aux valeurs qui ont guidé cette marche : le respect, la non-violence, le dialogue et, surtout, la protection des enfants. Nous remercions une nouvelle fois toutes les personnes présentes, les bénévoles, les associations partenaires et toutes celles et ceux qui, par leur engagement, refusent de détourner le regard. Parce que chaque enfant mérite d’être entendu. Parce que chaque enfant mérite d’être protégé. Parce que le temps des réformes est venu. Ana Pinto , Présidente de La Voix Des Survivantes Eolia Verstichel , Vice-Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg

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13 juillet 2026
L'association Innocence en Danger Luxembourg lance ses premiers séjours de résilience au Grand-Duché pour les jeunes femmes victimes de violences sexuelles dans l’enfance. Luxembourg, le 13 juillet 2026 – L'association Innocence en Danger Luxembourg annonce le lancement de ses premiers séjours de résilience, un projet inédit au Grand-Duché, destiné à accompagner des jeunes femmes qui ont été victimes de violences sexuelles dans l’enfance. La mission d'Innocence en Danger Luxembourg ne s'arrête pas à la protection des enfants victimes de violences : elle consiste aussi à les accompagner sur le chemin de leur reconstruction. Mis en place à partir de 2002 au sein du réseau Innocence en Danger, le premier séjour organisé au Luxembourg se déroulera dès cet été, marquant une nouvelle étape dans l'engagement de l'association en faveur des victimes. Ces séjours, gratuits, sont encadrés par une équipe pluridisciplinaire composée de professionnel·les spécialement formé·es aux psychotraumatismes, afin de garantir un accompagnement adapté aux besoins spécifiques des participantes et respectueux de leur parcours. Pensés comme un véritable temps de reconstruction psychique, émotionnelle et relationnelle dans un environnement sécurisant, ils offrent aux victimes une parenthèse hors de leur quotidien. Les objectifs de ces séjours sont de permettre aux participantes de restaurer une sécurité intérieure, comprendre les mécanismes post-traumatiques, retrouver confiance en elles, et renforcer leurs ressources personnelles. Un accompagnement individuel et collectif sécurisé sera proposé tout au long de ces séjours. Ce projet s’inscrit pleinement dans les missions d'Innocence en Danger Luxembourg : prévenir les violences faites aux enfants et soutenir les victimes. À travers cette initiative, l’association réaffirme ainsi non seulement sa volonté d’accompagner les victimes de violences sexuelles dans l’enfance, mais aussi de sensibiliser le grand public à l'importance d'un accompagnement à long terme des victimes. Ce premier programme au Luxembourg est rendu possible grâce au soutien de la Fondation Losch.À Télécharger le communiqué

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4 mai 2026
Dans le cadre du podcast "Mind Matters"de l’Association Luxembourgeoise pour le Dialogue Interculturel, Eolia Verstichel, Vice-Présidente d’Innocence en Danger aborde un sujet sensible mais essentiel : le lien entre violences sexuelles et santé mentale. Quels sont les impacts psychologiques sur les jeunes ? Comment en parler, se reconstruire et briser le silence ?

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30 avril 2026
COMMUNIQUÉ Luxembourg, le 29 AVRIL 2026 Les associations «La Voix des Survivant(e)s» et «Innocence en Danger Luxembourg» saluent la motion n° 4779 déposée par le député Dan Biancalana (LSAP) le 28 avril 2026 à la Chambre des députés et demandent aux membres de cette assemblée de voter pour , en tenant compte des commentaires présentés dans ce communiqué. Une revendication de longue date Depuis sa fondation en 2022, «La Voix des Survivant(e)s» revendique « La mise en place d’une commission indépendante sur l’inceste et les violences faites aux enfants, sur le modèle initial de la CIIVISE en France, afin de faire un état de la situation au Luxembourg. » Cette demande a notamment été réaffirmée lors de la présentation de sa « Proposition de réformes pour lutter contre les violences fondées sur le genre et leur impact sur les enfants co-victimes » à la Chambre des députés le mercredi 2 juillet 2025, en présence de la ministre de la Justice, Élisabeth Margue, et de la ministre de l’Égalité des genres et de la Diversité, Yuriko Backes. Innocence en Danger Luxembourg asbl porte la même revendication depuis son implantation au Luxembourg. Les deux associations se réjouissent qu’une initiative parlementaire invite désormais le Gouvernement à concrétiser cet instrument clé pour la reconnaissance des victimes, la compréhension des défaillances systémiques et la prévention des violences futures. Elles saluent également le fait que l’OKAJU recommande, depuis son rapport annuel 2024, la création d’une telle Commission et qu’il ait cette année engagé des travaux de conception en ce sens. Une mission large et transversale Les associations tiennent à souligner qu’une Commission nationale indépendante sur les violences à l’égard des enfants ne devra passe limiter à l’examen de faits passés ni à un seul secteur. Il est essentiel qu’elle adopte une approche globale couvrant toutes les formes de violences faites aux enfants — physiques, psychologiques, sexuelles ou autres — dans tous les contextes, qu’ils soientintrafamiliaux, institutionnels, scolaires, sportifs, en ligne, religieux, ou autre. Elle devra également permettre de déterminer, de manière transversale, l’ampleur, les formes et les causes de ces violences, ainsi que d’évaluer les réponses institutionnelles qui y sont apportées, notamment dans les domaines de la justice, de l’éducation, de la santé etde la protection de l’enfance. Des garanties d’indépendance La crédibilité et l’efficacité d’une telle Commission reposent sur des garanties fortes d’indépendance, tant dans sa conception que dans sa composition, son fonctionnement et le suivi de ses recommandations. À cet égard, la participation effective des victimes constitue une condition essentielle de sa légitimité. Les associations estiment indispensable qu’au moins un(e) représentant(e) d’association de victimes siège au sein de la Commission. Plus largement, l’indépendance vis-à-vis des autorités politiques et administratives ainsi que l’association de la société civile devront en constituer des principes fondamentaux. Des mesures concrètes à soutenir Les associations saluent également le fait que la motion contienne des mesures essentielles visant à renforcer la protection des enfants contre les violences et les abus. Elles soutiennent en particulier : l’instauration de contrôles réguliers et inopinés dans les structures d’accueil pour enfants placés et les familles d’accueil ; le renforcement des mécanismes de signalement, de supervision et de prévention dans tous les environnements accueillant des mineurs ; la garantie d’une prise en charge rapide, spécialisée et pluridisciplinaire des victimes ; la mise en place d’outils centralisés permettant de disposer de données fiables, complètes et actualisées sur les violences faites aux enfants, condition indispensable à l’élaboration de politiques publiques efficaces ; la mise en œuvre des recommandations de l’OKAJU relatives à l’amélioration de l’offre thérapeutique pour les victimes et lesauteurs d’infractions sexuelles, ainsi qu’à l’instauration d’une approche générale de type Barnahus. Passer à l’action Les associations insistent sur l’importance de traduire rapidement ces orientations en actions concrètes, ambitieuses et dotées de moyens suffisants, afin de garantir une protection effective de tous les enfants. Par ailleurs, les associations exhortent le gouvernement à mettre en œuvre des campagnes de sensibilisation du public et de formertous les professionnels concernés à la prévention des violences sur mineurs. N’attendons pas que les vies soient brisées pour tenter de les réparer ! Ana Pinto Eolia Verstichel Présidente Vice-présidente La Voix des Survivant(e)s asbl Innocence en Danger asbl

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16 avril 2026
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 16 AVRIL 2026 Protection de l’enfance : pendant que la France enquête, le Luxembourg continue de douter de la parole des enfants Alors qu’en France, une commission d’enquête au Sénat met en lumière de graves défaillances dans la protection de l’enfance – notamment la remise en cause des parents protecteurs et la disqualification de la parole des enfants victimes de violences sexuelles – une réalité profondément préoccupante persiste au Luxembourg : celle d’institutions qui continuent de douter de la parole des enfants et de sanctionner ceux qui cherchent à les protéger. Innocence en Danger Luxembourg exprime sa profonde stupeur et son indignation face à une décision récente consistant à retirer la garde d’un enfant à son parent protecteur, en l’occurrence celui qui a eu le courage de signaler et de dénoncer des violences sexuelles présumées subies par l’enfant. Une telle décision soulève des questions fondamentales sur la manière dont la parole de l’enfant est entendue, considérée et protégée. Elle envoie un signal extrêmement préoccupant : celui que dénoncer des violences pourrait exposer davantage les enfants et les parents protecteurs à des représailles institutionnelles plutôt qu’à une protection effective. Dans de nombreux dossiers suivis par Innocence en Danger Luxembourg, un constat récurrent et alarmant s’impose : les parents protecteurs qui signalent des faits de violences sexuelles sont fréquemment placés sur le banc des accusés. Cette inversion des rôles s’appuie souvent sur des notions telles que « aliénation parentale » ou « conflit parental », utilisées pour qualifier des situations familiales complexes. Ces termes désignent généralement l’idée qu’un enfant serait influencé par un parent contre l’autre dans un contexte de séparation conflictuelle. Or, ces qualifications peuvent, dans certains cas, détourner l’attention de l’enjeu central : la protection de l’enfant. Il est essentiel de rappeler que l’objectif premier ne doit pas être de déterminer, dans l’immédiat, quel parent a raison ou tort, mais bien de garantir la sécurité de l’enfant et de permettre une enquête rigoureuse, indépendante et approfondie sur les faits qu’il dénonce. Par ailleurs, le concept d’« aliénation parentale » est loin de faire consensus dans la communauté scientifique internationale. De nombreuses recherches et prises de position institutionnelles, notamment celles de l’Organisation Mondiale de la Santé et d’experts en protection de l’enfance, mettent en garde contre l’usage de cette notion dans les contextes de violences intrafamiliales. Elles soulignent qu’elle peut conduire à discréditer la parole des enfants et à exposer ces derniers à des risques accrus, en les renvoyant vers des environnements potentiellement danger eux. L’instrumentalisation de cette notion peut ainsi avoir des conséquences graves et durables sur les enfants qui osent parler. Au-delà de ces constats, le message envoyé à l’enfant est d’une extrême violence : parler, dénoncer, chercher à être protégé peut conduire à être puni. Être retiré de son foyer, séparé de son parent protecteur, éloigné de son école, de ses activités et de ses repères fondamentaux. Ce signal est destructeur. Il installe chez l’enfant l’idée que la parole est dangereuse et que la justice ne protège pas. Dans certains cas, il est même imposé à l’enfant de maintenir des contacts, voire de rencontrer, le parent qu’il désigne comme son agresseur présumé, au nom du maintien du lien parent-enfant. Une telle injonction est profondément problématique lorsqu’elle intervient avant que la lumière judiciaire ne soit faite. La protection de l’enfant devrait primer sur toute autre considération, au moins pendant le temps de l’enquête. Or, ces enquêtes judiciaires peuvent durer des mois, voire des années, plaçant l’enfant dans une situation de vulnérabilité prolongée et inacceptable. Par ailleurs, il est particulièrement préoccupant de constater que les signalements et les alertes émanant de professionnels, qu’ils soient psychologues, médecins, enseignants ou travailleurs sociaux, concernant l’état de l’enfant ne sont pas toujours pris en compte à leur juste mesure. Cette mise à l’écart des expertises de terrain fragilise encore davantage les dispositifs de protection. Il est également essentiel de souligner que, face à ces défaillances, de nombreux parents protecteurs se retrouvent dans des situations impossibles, contraints parfois de se mettre eux-mêmes en difficulté au regard de la loi pour tenter de protéger leur enfant. Lorsque les mécanismes institutionnels ne garantissent pas une protection immédiate et effective, certains n’ont d’autre choix que d’user de tous les moyens à leur disposition pour soustraire leur enfant à un danger qu’ils estiment imminent. Cette situation est le symptôme d’un système défaillant: si l’enfant était protégé dès les premiers signalements, ces parents ne seraient jamais acculés à de telles extrémités. Plus grave encore, la décision de placer un enfant dans une institution actuellement sous enquête judiciaire pour des faits graves de maltraitance constitue une aberration totale. Comment justifier qu’un enfant potentiellement victime de violences soit confié à une structure dont l’intégrité même est remise en question par la justice ? Une telle décision expose l’enfant à un risque accru et va à l’encontre du principe fondamental de protection. Innocence en Danger Luxembourg rappelle avec force que la priorité absolue doit être la sécurité et le bien être de l’enfant. Toute décision institutionnelle qui ignore, minimise ou aggrave la souffrance de enfants constitue une faute grave. Nous affirmons également que les institutions qui, aujourd’hui, restent sourdes aux souffrances des enfants — ou pire, contribuent à les aggraver — portent une responsabilité majeure. Cette responsabilité est à la fois morale, institutionnelle et, potentiellement, juridique. Il est urgent de : Garantir une écoute réelle et protectrice de la parole de l’enfant Protéger les parents qui agissent pour la sécurité de leur enfant Mettre en place des mécanismes indépendants d’évaluation des décisions de placement Assurer une transparence totale concernant les institutions d’accueil La protection de l’enfance ne peut tolérer ni aveuglement, ni déni, ni inversion des responsabilités. Homayra Sellier, Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg Eolia Verstichel, Vice-Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg

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20 mars 2026
Trounwiessel 04 octobre 2025 Un moment historique pour le Luxembourg 🇱🇺, empreint d’émotion et d’espérance. En tant que représentants de la société civile, Innocence en Danger Luxembourg a eu l’honneur de participer aux festivités organisées à l’occasion de la proclamation du Grand-Duc Guillaume et de la Grande-Duchesse Stéphanie. Nous poursuivons notre engagement pour un pays où chaque enfant grandit protégé et dans la dignité.

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20 mars 2026
Nous sommes profondément fiers d’annoncer la sortie de “Je parle” , une chanson engagée et bouleversante née d’une collaboration forte et nécessaire. Portée par l’association Innocence en Danger Luxembourg , elle prend vie à travers la composition, la voix sensible et puissante de Élodie Salvador. Le texte, écrit par Eolia Verstichel, Vice-Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg, met en lumière ce que trop d’enfants vivent encore dans le silence. “Je parle” dénonce le silence des adultes, l’attente interminable de la justice, les lenteurs qui épuisent — mais surtout, elle célèbre la force immense et le courage des victimes qui osent prendre la parole. La pochette, illustrée par Fiona Verstichel , traduit avec délicatesse et intensité l’âme du projet. La production a été réalisée par @ghost_l.a , avec la participation précieuse de la choriste Elisa Tinel. Et parce qu’aucune voix ne doit rester seule, les enfants et nos soutiens ont également uni leurs voix à cette chanson — symbole d’espoir, de résilience et de solidarité. 💛 L’intégralité des droits d’auteur est reversée à l’association Innocence en Danger Luxembourg. Parce que derrière chaque mot, il y a des parcours brisés, des silences imposés… et des voix qui cherchent à se relever. Chaque écoute compte. Chaque partage compte. Chaque mise en story peut contribuer à sensibiliser au parcours des victimes de violences sexuelles. En écoutant « Je parle », vous participez à faire entendre ce qui doit l’être. Vous aidez à briser le silence. 🎧 Disponible maintenant sur Spotify . Merci de faire partie de ce mouvement. Écouter, c’est déjà soutenir. Partager, c’est déjà agir. Parler, c’est déjà résister.

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20 mars 2026
Le 29 janvier 2026, nous avons eu l’honneur d’être reçues par Son Altesse Royale la Grande-Duchesse du Luxembourg, accompagnée de son équipe, pour un temps d’échange attentif et profondément respectueux autour de notre travail de protection des enfants. Cette rencontre, marquée par une écoute sincère et une réelle sensibilité aux enjeux liés aux violences faites aux enfants, constitue un encouragement fort pour notre engagement quotidien auprès des plus vulnérables. Nous remercions chaleureusement Son Altesse Royale et l’ensemble de son équipe pour leur accueil, leur disponibilité et l’intérêt porté aux actions menées par Innocence en Danger Luxembourg. Protéger les enfants est une responsabilité collective. Ces moments de reconnaissance renforcent notre détermination à poursuivre ce combat essentiel. Mots de la Cour Grand Ducale sur leur Insta