Notre actualité !

Actualités récentes

par IEDL 22 juillet 2026
Pour une réforme radicale et urgente de la Protection de la Jeunesse au Luxembourg.  Le Luxembourg dispose de ressources financières uniques pour être le modèle mondial de la protection de l'enfance. Pourtant, l’écart entre nos richesses et la détresse des enfants est un scandale d’État. Ce manifeste dénonce un système qui, sous couvert d’un « intérêt supérieur de l’enfant » mal interprété, punit les victimes et protège les agresseurs. 1. Le Constat : L’instrumentalisation du conflit parental Nous dénonçons une dérive systémique majeure : l’inversion de la culpabilité. Le déni de la violence : Trop souvent, lorsqu’un enfant dénonce des violences, le système qualifie la situation de simple « relation parentale hautement conflictuelle ». Ce diagnostic administratif efface la réalité des violences. Le parent protecteur banni : Le parent qui tente de protéger l'enfant est accusé d'aliénation parentale ou de manipulation. On pathologise sa protection pour ne pas avoir à punir la violence de l'autre. Le calme de l'agresseur : Le système se laisse duper par le calme froid de l'agresseur, fort de son sentiment d'impunité, tout en condamnant la terreur légitime du parent protecteur. 2. La Faillite de l'Écoute et du Droit Le Luxembourg a ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE) et voté l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Mais ces textes restent des promesses vides si : L’audition de l’enfant : On lui demande de confier l'indicible à des inconnus sans aucune considération pour le séisme psychologique que ce récit provoque. Sans un protocole tel que le protocole Mélanie, l’audition est une re-traumatisation. Les preuves médicales sont ignorées : Les certificats constatant blessures et traumas sont écartés au profit de rapports sociaux subjectifs. L'exil forcé : Des parents sont acculés à fuir le pays ou à se mettre hors la loi pour garantir l'intégrité physique de leur enfant que la justice refuse de protéger. 3. L'Urgence signalée par l'OKAJU et Innocence en Danger Luxembourg Le rapport 2025 de l’OKAJU est sans appel : il y a une augmentation préoccupante des violences (une plainte pour viol sur mineur déposée tous les 8 jours au Luxembourg). Situation des placements au 1 er avril selon l’ONE : 943 enfants et jeunes adultes placés en institution dont 680 placements judiciaires. 1521 enfants et jeunes adultes placés en institution et accueil en famille dont 1123 placements judiciaires. Omerta professionnelle : Des éducateurs quittent le secteur par écœurement, témoins de violences qu’ils ne peuvent dénoncer sans risquer leur carrière. Le manque de personnel démultiplie les risques de violences institutionnelles. Traumatisme policier : Rien ne justifie l'arrestation d'un enfant à l'école par la police pour exécuter un placement, le traitant comme un criminel devant ses pairs. 4. Transformer nos moyens en actes : Nos Revendications Le Luxembourg a les moyens financiers et les données scientifiques pour agir. Nous exigeons : Réforme de la loi sur l'Aide à l'Enfance et à la Famille (AEF) : Aligner le cadre législatif sur les standards de l'ONU et dissocier la protection de la simple procédure civile. Création d'une Commission Nationale Indépendante sur toutes les formes de violences à l’égard des enfants, dont le pilotage doit être porté par l’OKAJU : À l'instar de la CIIVISE, pour briser la loi du silence, recueillir la parole des victimes et identifier les défaillances systémiques. Contrôles et Inspections Inopinées : Instaurer des visites surprises régulières dans toutes les structures d'accueil et familles d'accueil pour garantir la sécurité réelle des enfants placés. Primauté de la Preuve Médicale et Scientifique : Former obligatoirement les magistrats et policiers aux mécanismes du psychotraumatisme et de l'emprise pour cesser de confondre « conflit » et « violence ». Concepts de Protection Obligatoires : Déployer des stratégies de prévention robustes dans tous les lieux de vie de l'enfant (sport, culture, loisirs). Formation obligatoire et expertise spécialisée : L’ensemble des intervenants de la chaîne de protection – qu’il s’agisse des services d’évaluation, des lieux de médiation et de rencontre, du personnel des tribunaux ou des auxiliaires de justice – doit impérativement être formé aux réalités des violences faites aux enfants. Le Grand-Duché du Luxembourg ne peut plus se voiler la face. Protéger l'agresseur au nom d'une neutralité de façade est un acte de complicité. Nous exigeons une protection d'excellence, financée et garantie par l'État. Ce manifeste est un appel au sursaut national. Pour que l’intérêt supérieur de l’enfant ne soit plus un slogan, mais une réalité physique et psychique Luxembourg, le 29 avril 2026 Associations et organisations Amnesty International Luxembourg Association Les Enfants d’Argus Association Passerell Association Youth Work Synergy Déi Lénk Green Knights Luxembourg asbl Innocence en Danger Luxembourg L’ASTI L’Effrontée La Voix des Survivantes Signataires – Personnes physiques BARROSO, Fatima — Pensionnée BARROSO, Maria — Pensionnée BARROSO DA COSTA, Manuel — Pensionné BOBAN, Nastassja — Ostéopathe spécialisée en ostéopathie pédiatrique CANALTO, Susana — Femme de ménage CASTRO, Elsa — Femme de ménage COLOMBO, Paola — Certified Governance Officer (banque) DA COSTA, Marta — Agent immobilier DAP, Aurélie — Présidente de Volt DEVOS, Marques — Indépendante DIAS, Palmira — Pensionnée DIAS, Rosa — Pensionnée FARGHADANI, Hirsa — Médecin généraliste et psychothérapeute FERNANDES, Luis — Façadier GARAUD, Docteure Séléné — ORL pour enfants et adultes GONCALVES, Damien — Agent de rétention GONCALVES, Domingos — Pensionné LOPEZ, Florinda LOPEZ, Jessica — féministe, activiste LOPEZ-PASCUAL, Julie — Sage-femme MARCHAL, Emmanuel — Kinésithérapeute et thérapeute spécialisé dans les approches intégratives MEIRELES, Regina — Vendeuse MILTGEN, Maxime — féministe, activiste MOTA, Sonia — Indépendante NEVES, Paula — Gestionnaire OLIVEIRA PEREIRA, Clare — Vendeuse PAULS, Corrina — Pensionnée PEREIRA, Caida — Femme de ménage PIERINI, Sophie — Avocate à la Cour PRUM, Dany — Artiste peintre QUEIROZ, Tania — Femme de ménage RAMPAZZO, Julien — Ostéopathe REBELO, Domingos — Pensionné RODRIGUES, Alexandra — Aide-soignante RODRIGUES, Carlos — Pensionné SANTOS, Paula — Vendeuse SARTOR, Nathalie — Avocate à la Cour SOARES, Joel — Maçon STREEF, Nathalie — Psychologue clinicienne TACKACS, Dorottya — Kinésithérapeute TEIXEIRA, Maria — Femme de ménage TEIXEITO, Sonia — Indépendante THOMA, Cléo — Enseignante URHAUSEN, Laura — Éducatrice graduée VUILLEMIN, Peggy — Artiste plasticienne WEIS, Line — féministe activiste ZAOUROU, Pascale — GAMS Luxembourg
par IEDL 22 juillet 2026
Luxembourg, le 21 juillet 2026 À l’issue de la Marche pour la protection de l’enfance organisée à Luxembourg, plus de cinquante personnes issues des secteurs médical, juridique, social, éducatif, artistique, associatif et de la société civile, ainsi que plusieurs organisations, publient aujourd’hui un manifeste appelant à une réforme profonde de la protection de l’enfance au Luxembourg. Ce manifeste est né d’un constat partagé : malgré les engagements internationaux du Luxembourg, trop d’enfants victimes de violences, notamment de violences sexuelles, ne sont toujours pas protégés de manière effective. Certains voient leur parole remise en question, sont séparés de leur parent protecteur, voire placés en institution ou maintenus dans un environnement dangereux alors même que des révélations de violences ont été formulées. Les signataires demandent que l’intérêt supérieur de l’enfant soit enfin placé au cœur de toutes les décisions judiciaires, administratives, médicales et sociales. Ils appellent notamment à une meilleure prise en compte de la parole des enfants, à l’application du principe de précaution lorsqu’un enfant dénonce des violences, au renforcement de la formation des professionnels, à une réforme du système de protection de la jeunesse et à la mise en place de mécanismes indépendants de contrôle et d’évaluation. Le manifeste rappelle également que la protection de l’enfance ne peut être pleinement efficace sans une prise en compte des enjeux intersectionnels. Tous les enfants doivent bénéficier d’une protection égale, mais certains cumulent des facteurs de vulnérabilité qui rendent l’accès à leurs droits encore plus difficile. Les signataires demandent ainsi que les politiques publiques reconnaissent et prennent pleinement en compte la situation des enfants qui cumulent plusieurs facteurs de risque de discrimination ou d’exclusion, notamment les enfants en situation de handicap, les enfants issus de la migration ou appartenant à des minorités raciales, ethniques, linguistiques ou religieuses, les enfants vivant dans la pauvreté ou la précarité socio-économique, les enfants victimes de traite des êtres humains, ainsi que tous ceux dont la capacité à faire entendre leur voix et à accéder à leurs droits est particulièrement limitée. Ce manifeste constitue une feuille de route concrète pour renforcer la protection des enfants au Luxembourg et faire évoluer les pratiques afin qu’aucun enfant ne soit laissé sans protection. Les signataires appellent les autorités luxembourgeoises, les responsables politiques, les institutions judiciaires et l’ensemble des professionnels concernés à ouvrir un dialogue constructif et à engager sans délai les réformes nécessaires. Protéger les enfants est une responsabilité collective. Il est temps que le Luxembourg se dote d’un système qui garantisse effectivement à chaque enfant le droit fondamental d’être entendu, cru, protégé et accompagné. Les signataires invitent l’ensemble des citoyennes et citoyens à prendre connaissance du manifeste et à soutenir cette mobilisation en faveur d’une protection de l’enfance fondée sur les droits de l’enfant, la prévention des violences et l’intérêt supérieur de chaque enfant, sans aucune discrimination.
par IEDL 22 juillet 2026
Luxembourg, le 21 juillet 2026 Nous souhaitons adresser nos plus sincères remerciements aux plus de 200 personnes qui ont participé à la marche en faveur de la protection des enfants. Leur présence, leur engagement et leur courage ont fait de cette mobilisation un moment fort, digne et profondément porteur d’espoir. Nous remercions également chaleureusement toutes les associations et organisations qui, chaque jour, œuvrent pour la protection des enfants et qui ont répondu présentes ou nous soutiennent dans ce combat. Nos remerciements vont notamment à l’OKAJU, Ubaka, Green Knights, Amnesty International, ainsi qu’à toutes les autres associations, collectifs, citoyennes et citoyens engagés. C’est en unissant nos forces que nous pourrons faire évoluer la protection de l’enfance au Luxembourg. Cette marche a démontré qu’un nombre croissant de citoyens refuse que des enfants qui dénoncent des violences continuent de ne pas être suffisamment entendus et protégés. Ensemble, nous avons marché dans le calme, chanté, porté nos messages et prononcé nos discours avec une seule volonté : rappeler que la protection de l’enfance doit être une priorité absolue. Notre détermination reste intacte. Nous ne lâcherons pas. Nous poursuivrons notre mobilisation jusqu’à ce que des réformes concrètes permettent une meilleure protection des enfants. Nous regrettons profondément de ne pas avoir pu terminer notre rassemblement devant le tribunal de la jeunesse, comme cela était initialement prévu. Le parcours de la manifestation avait été transmis à la Ville de Luxembourg dans le cadre de notre demande d’autorisation. Celle-ci ne nous a toutefois été accordée que la veille de la manifestation, ce qui ne nous permettait matériellement plus de solliciter une autorisation complémentaire auprès du Parquet. Ce n’est qu’une fois arrivés devant le tribunal et alors que toute l’installation était en place qu’il nous a été indiqué qu’une autorisation spécifique du Parquet était nécessaire pour poursuivre le rassemblement à cet endroit. Il nous a également été rapporté que notre présence devant le tribunal pourrait être perçue comme susceptible de « vandaliser l’image du tribunal ». Nous regrettons profondément cette interprétation. Notre démarche n’avait aucune vocation à porter atteinte à une institution. Au contraire, elle visait à interpeller les pouvoirs publics et les institutions de manière pacifique sur la nécessité de renforcer la protection des enfants et d’améliorer la prise en charge des victimes. Enfin, nous déplorons que, malgré le caractère entièrement pacifique de cette mobilisation, plusieurs membres d’Innocence en Danger Luxembourg, de La Voix des Survivantes et d’Amnesty International aient été pris à partie de manière virulente par une membre d’un parti politique présent lors de la manifestation suite aux discours qui ont été prononcés. Celle-ci a sous-entendu qu'une membre d’association pourrait faire l'objet de représailles professionnelles et qu'elle risquait de perdre son emploi. Elle a également agrippé violemment par le bras notre membre et tenté de la contraindre à s’adresser à une journaliste afin de démentir publiquement ses propos.  Si ces informations sont préoccupantes, nous réaffirmons que chacun doit pouvoir défendre les droits des enfants et participer au débat public sans crainte d’intimidation ou de représailles. Nous resterons fidèles aux valeurs qui ont guidé cette marche : le respect, la non-violence, le dialogue et, surtout, la protection des enfants. Nous remercions une nouvelle fois toutes les personnes présentes, les bénévoles, les associations partenaires et toutes celles et ceux qui, par leur engagement, refusent de détourner le regard. Parce que chaque enfant mérite d’être entendu. Parce que chaque enfant mérite d’être protégé. Parce que le temps des réformes est venu. Ana Pinto , Présidente de La Voix Des Survivantes Eolia Verstichel , Vice-Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg
par IEDL 13 juillet 2026
L'association Innocence en Danger Luxembourg lance ses premiers séjours de résilience au Grand-Duché pour les jeunes femmes victimes de violences sexuelles dans l’enfance. Luxembourg, le 13 juillet 2026 – L'association Innocence en Danger Luxembourg annonce le lancement de ses premiers séjours de résilience, un projet inédit au Grand-Duché, destiné à accompagner des jeunes femmes qui ont été victimes de violences sexuelles dans l’enfance. La mission d'Innocence en Danger Luxembourg ne s'arrête pas à la protection des enfants victimes de violences : elle consiste aussi à les accompagner sur le chemin de leur reconstruction. Mis en place à partir de 2002 au sein du réseau Innocence en Danger, le premier séjour organisé au Luxembourg se déroulera dès cet été, marquant une nouvelle étape dans l'engagement de l'association en faveur des victimes. Ces séjours, gratuits, sont encadrés par une équipe pluridisciplinaire composée de professionnel·les spécialement formé·es aux psychotraumatismes, afin de garantir un accompagnement adapté aux besoins spécifiques des participantes et respectueux de leur parcours. Pensés comme un véritable temps de reconstruction psychique, émotionnelle et relationnelle dans un environnement sécurisant, ils offrent aux victimes une parenthèse hors de leur quotidien. Les objectifs de ces séjours sont de permettre aux participantes de restaurer une sécurité intérieure, comprendre les mécanismes post-traumatiques, retrouver confiance en elles, et renforcer leurs ressources personnelles. Un accompagnement individuel et collectif sécurisé sera proposé tout au long de ces séjours. Ce projet s’inscrit pleinement dans les missions d'Innocence en Danger Luxembourg : prévenir les violences faites aux enfants et soutenir les victimes. À travers cette initiative, l’association réaffirme ainsi non seulement sa volonté d’accompagner les victimes de violences sexuelles dans l’enfance, mais aussi de sensibiliser le grand public à l'importance d'un accompagnement à long terme des victimes. Ce premier programme au Luxembourg est rendu possible grâce au soutien de la Fondation Losch.À Télécharger le communiqué
par IED 4 mai 2026
Dans le cadre du podcast "Mind Matters"de l’Association Luxembourgeoise pour le Dialogue Interculturel, Eolia Verstichel, Vice-Présidente d’Innocence en Danger aborde un sujet sensible mais essentiel : le lien entre violences sexuelles et santé mentale. Quels sont les impacts psychologiques sur les jeunes ? Comment en parler, se reconstruire et briser le silence ? 

Communiqués

par IEDL 22 juillet 2026
Pour une réforme radicale et urgente de la Protection de la Jeunesse au Luxembourg.  Le Luxembourg dispose de ressources financières uniques pour être le modèle mondial de la protection de l'enfance. Pourtant, l’écart entre nos richesses et la détresse des enfants est un scandale d’État. Ce manifeste dénonce un système qui, sous couvert d’un « intérêt supérieur de l’enfant » mal interprété, punit les victimes et protège les agresseurs. 1. Le Constat : L’instrumentalisation du conflit parental Nous dénonçons une dérive systémique majeure : l’inversion de la culpabilité. Le déni de la violence : Trop souvent, lorsqu’un enfant dénonce des violences, le système qualifie la situation de simple « relation parentale hautement conflictuelle ». Ce diagnostic administratif efface la réalité des violences. Le parent protecteur banni : Le parent qui tente de protéger l'enfant est accusé d'aliénation parentale ou de manipulation. On pathologise sa protection pour ne pas avoir à punir la violence de l'autre. Le calme de l'agresseur : Le système se laisse duper par le calme froid de l'agresseur, fort de son sentiment d'impunité, tout en condamnant la terreur légitime du parent protecteur. 2. La Faillite de l'Écoute et du Droit Le Luxembourg a ratifié la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE) et voté l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Mais ces textes restent des promesses vides si : L’audition de l’enfant : On lui demande de confier l'indicible à des inconnus sans aucune considération pour le séisme psychologique que ce récit provoque. Sans un protocole tel que le protocole Mélanie, l’audition est une re-traumatisation. Les preuves médicales sont ignorées : Les certificats constatant blessures et traumas sont écartés au profit de rapports sociaux subjectifs. L'exil forcé : Des parents sont acculés à fuir le pays ou à se mettre hors la loi pour garantir l'intégrité physique de leur enfant que la justice refuse de protéger. 3. L'Urgence signalée par l'OKAJU et Innocence en Danger Luxembourg Le rapport 2025 de l’OKAJU est sans appel : il y a une augmentation préoccupante des violences (une plainte pour viol sur mineur déposée tous les 8 jours au Luxembourg). Situation des placements au 1 er avril selon l’ONE : 943 enfants et jeunes adultes placés en institution dont 680 placements judiciaires. 1521 enfants et jeunes adultes placés en institution et accueil en famille dont 1123 placements judiciaires. Omerta professionnelle : Des éducateurs quittent le secteur par écœurement, témoins de violences qu’ils ne peuvent dénoncer sans risquer leur carrière. Le manque de personnel démultiplie les risques de violences institutionnelles. Traumatisme policier : Rien ne justifie l'arrestation d'un enfant à l'école par la police pour exécuter un placement, le traitant comme un criminel devant ses pairs. 4. Transformer nos moyens en actes : Nos Revendications Le Luxembourg a les moyens financiers et les données scientifiques pour agir. Nous exigeons : Réforme de la loi sur l'Aide à l'Enfance et à la Famille (AEF) : Aligner le cadre législatif sur les standards de l'ONU et dissocier la protection de la simple procédure civile. Création d'une Commission Nationale Indépendante sur toutes les formes de violences à l’égard des enfants, dont le pilotage doit être porté par l’OKAJU : À l'instar de la CIIVISE, pour briser la loi du silence, recueillir la parole des victimes et identifier les défaillances systémiques. Contrôles et Inspections Inopinées : Instaurer des visites surprises régulières dans toutes les structures d'accueil et familles d'accueil pour garantir la sécurité réelle des enfants placés. Primauté de la Preuve Médicale et Scientifique : Former obligatoirement les magistrats et policiers aux mécanismes du psychotraumatisme et de l'emprise pour cesser de confondre « conflit » et « violence ». Concepts de Protection Obligatoires : Déployer des stratégies de prévention robustes dans tous les lieux de vie de l'enfant (sport, culture, loisirs). Formation obligatoire et expertise spécialisée : L’ensemble des intervenants de la chaîne de protection – qu’il s’agisse des services d’évaluation, des lieux de médiation et de rencontre, du personnel des tribunaux ou des auxiliaires de justice – doit impérativement être formé aux réalités des violences faites aux enfants. Le Grand-Duché du Luxembourg ne peut plus se voiler la face. Protéger l'agresseur au nom d'une neutralité de façade est un acte de complicité. Nous exigeons une protection d'excellence, financée et garantie par l'État. Ce manifeste est un appel au sursaut national. Pour que l’intérêt supérieur de l’enfant ne soit plus un slogan, mais une réalité physique et psychique Luxembourg, le 29 avril 2026 Associations et organisations Amnesty International Luxembourg Association Les Enfants d’Argus Association Passerell Association Youth Work Synergy Déi Lénk Green Knights Luxembourg asbl Innocence en Danger Luxembourg L’ASTI L’Effrontée La Voix des Survivantes Signataires – Personnes physiques BARROSO, Fatima — Pensionnée BARROSO, Maria — Pensionnée BARROSO DA COSTA, Manuel — Pensionné BOBAN, Nastassja — Ostéopathe spécialisée en ostéopathie pédiatrique CANALTO, Susana — Femme de ménage CASTRO, Elsa — Femme de ménage COLOMBO, Paola — Certified Governance Officer (banque) DA COSTA, Marta — Agent immobilier DAP, Aurélie — Présidente de Volt DEVOS, Marques — Indépendante DIAS, Palmira — Pensionnée DIAS, Rosa — Pensionnée FARGHADANI, Hirsa — Médecin généraliste et psychothérapeute FERNANDES, Luis — Façadier GARAUD, Docteure Séléné — ORL pour enfants et adultes GONCALVES, Damien — Agent de rétention GONCALVES, Domingos — Pensionné LOPEZ, Florinda LOPEZ, Jessica — féministe, activiste LOPEZ-PASCUAL, Julie — Sage-femme MARCHAL, Emmanuel — Kinésithérapeute et thérapeute spécialisé dans les approches intégratives MEIRELES, Regina — Vendeuse MILTGEN, Maxime — féministe, activiste MOTA, Sonia — Indépendante NEVES, Paula — Gestionnaire OLIVEIRA PEREIRA, Clare — Vendeuse PAULS, Corrina — Pensionnée PEREIRA, Caida — Femme de ménage PIERINI, Sophie — Avocate à la Cour PRUM, Dany — Artiste peintre QUEIROZ, Tania — Femme de ménage RAMPAZZO, Julien — Ostéopathe REBELO, Domingos — Pensionné RODRIGUES, Alexandra — Aide-soignante RODRIGUES, Carlos — Pensionné SANTOS, Paula — Vendeuse SARTOR, Nathalie — Avocate à la Cour SOARES, Joel — Maçon STREEF, Nathalie — Psychologue clinicienne TACKACS, Dorottya — Kinésithérapeute TEIXEIRA, Maria — Femme de ménage TEIXEITO, Sonia — Indépendante THOMA, Cléo — Enseignante URHAUSEN, Laura — Éducatrice graduée VUILLEMIN, Peggy — Artiste plasticienne WEIS, Line — féministe activiste ZAOUROU, Pascale — GAMS Luxembourg
par IEDL 22 juillet 2026
Luxembourg, le 21 juillet 2026 À l’issue de la Marche pour la protection de l’enfance organisée à Luxembourg, plus de cinquante personnes issues des secteurs médical, juridique, social, éducatif, artistique, associatif et de la société civile, ainsi que plusieurs organisations, publient aujourd’hui un manifeste appelant à une réforme profonde de la protection de l’enfance au Luxembourg. Ce manifeste est né d’un constat partagé : malgré les engagements internationaux du Luxembourg, trop d’enfants victimes de violences, notamment de violences sexuelles, ne sont toujours pas protégés de manière effective. Certains voient leur parole remise en question, sont séparés de leur parent protecteur, voire placés en institution ou maintenus dans un environnement dangereux alors même que des révélations de violences ont été formulées. Les signataires demandent que l’intérêt supérieur de l’enfant soit enfin placé au cœur de toutes les décisions judiciaires, administratives, médicales et sociales. Ils appellent notamment à une meilleure prise en compte de la parole des enfants, à l’application du principe de précaution lorsqu’un enfant dénonce des violences, au renforcement de la formation des professionnels, à une réforme du système de protection de la jeunesse et à la mise en place de mécanismes indépendants de contrôle et d’évaluation. Le manifeste rappelle également que la protection de l’enfance ne peut être pleinement efficace sans une prise en compte des enjeux intersectionnels. Tous les enfants doivent bénéficier d’une protection égale, mais certains cumulent des facteurs de vulnérabilité qui rendent l’accès à leurs droits encore plus difficile. Les signataires demandent ainsi que les politiques publiques reconnaissent et prennent pleinement en compte la situation des enfants qui cumulent plusieurs facteurs de risque de discrimination ou d’exclusion, notamment les enfants en situation de handicap, les enfants issus de la migration ou appartenant à des minorités raciales, ethniques, linguistiques ou religieuses, les enfants vivant dans la pauvreté ou la précarité socio-économique, les enfants victimes de traite des êtres humains, ainsi que tous ceux dont la capacité à faire entendre leur voix et à accéder à leurs droits est particulièrement limitée. Ce manifeste constitue une feuille de route concrète pour renforcer la protection des enfants au Luxembourg et faire évoluer les pratiques afin qu’aucun enfant ne soit laissé sans protection. Les signataires appellent les autorités luxembourgeoises, les responsables politiques, les institutions judiciaires et l’ensemble des professionnels concernés à ouvrir un dialogue constructif et à engager sans délai les réformes nécessaires. Protéger les enfants est une responsabilité collective. Il est temps que le Luxembourg se dote d’un système qui garantisse effectivement à chaque enfant le droit fondamental d’être entendu, cru, protégé et accompagné. Les signataires invitent l’ensemble des citoyennes et citoyens à prendre connaissance du manifeste et à soutenir cette mobilisation en faveur d’une protection de l’enfance fondée sur les droits de l’enfant, la prévention des violences et l’intérêt supérieur de chaque enfant, sans aucune discrimination.
par IEDL 22 juillet 2026
Luxembourg, le 21 juillet 2026 Nous souhaitons adresser nos plus sincères remerciements aux plus de 200 personnes qui ont participé à la marche en faveur de la protection des enfants. Leur présence, leur engagement et leur courage ont fait de cette mobilisation un moment fort, digne et profondément porteur d’espoir. Nous remercions également chaleureusement toutes les associations et organisations qui, chaque jour, œuvrent pour la protection des enfants et qui ont répondu présentes ou nous soutiennent dans ce combat. Nos remerciements vont notamment à l’OKAJU, Ubaka, Green Knights, Amnesty International, ainsi qu’à toutes les autres associations, collectifs, citoyennes et citoyens engagés. C’est en unissant nos forces que nous pourrons faire évoluer la protection de l’enfance au Luxembourg. Cette marche a démontré qu’un nombre croissant de citoyens refuse que des enfants qui dénoncent des violences continuent de ne pas être suffisamment entendus et protégés. Ensemble, nous avons marché dans le calme, chanté, porté nos messages et prononcé nos discours avec une seule volonté : rappeler que la protection de l’enfance doit être une priorité absolue. Notre détermination reste intacte. Nous ne lâcherons pas. Nous poursuivrons notre mobilisation jusqu’à ce que des réformes concrètes permettent une meilleure protection des enfants. Nous regrettons profondément de ne pas avoir pu terminer notre rassemblement devant le tribunal de la jeunesse, comme cela était initialement prévu. Le parcours de la manifestation avait été transmis à la Ville de Luxembourg dans le cadre de notre demande d’autorisation. Celle-ci ne nous a toutefois été accordée que la veille de la manifestation, ce qui ne nous permettait matériellement plus de solliciter une autorisation complémentaire auprès du Parquet. Ce n’est qu’une fois arrivés devant le tribunal et alors que toute l’installation était en place qu’il nous a été indiqué qu’une autorisation spécifique du Parquet était nécessaire pour poursuivre le rassemblement à cet endroit. Il nous a également été rapporté que notre présence devant le tribunal pourrait être perçue comme susceptible de « vandaliser l’image du tribunal ». Nous regrettons profondément cette interprétation. Notre démarche n’avait aucune vocation à porter atteinte à une institution. Au contraire, elle visait à interpeller les pouvoirs publics et les institutions de manière pacifique sur la nécessité de renforcer la protection des enfants et d’améliorer la prise en charge des victimes. Enfin, nous déplorons que, malgré le caractère entièrement pacifique de cette mobilisation, plusieurs membres d’Innocence en Danger Luxembourg, de La Voix des Survivantes et d’Amnesty International aient été pris à partie de manière virulente par une membre d’un parti politique présent lors de la manifestation suite aux discours qui ont été prononcés. Celle-ci a sous-entendu qu'une membre d’association pourrait faire l'objet de représailles professionnelles et qu'elle risquait de perdre son emploi. Elle a également agrippé violemment par le bras notre membre et tenté de la contraindre à s’adresser à une journaliste afin de démentir publiquement ses propos.  Si ces informations sont préoccupantes, nous réaffirmons que chacun doit pouvoir défendre les droits des enfants et participer au débat public sans crainte d’intimidation ou de représailles. Nous resterons fidèles aux valeurs qui ont guidé cette marche : le respect, la non-violence, le dialogue et, surtout, la protection des enfants. Nous remercions une nouvelle fois toutes les personnes présentes, les bénévoles, les associations partenaires et toutes celles et ceux qui, par leur engagement, refusent de détourner le regard. Parce que chaque enfant mérite d’être entendu. Parce que chaque enfant mérite d’être protégé. Parce que le temps des réformes est venu. Ana Pinto , Présidente de La Voix Des Survivantes Eolia Verstichel , Vice-Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg
par IEDL 13 juillet 2026
L'association Innocence en Danger Luxembourg lance ses premiers séjours de résilience au Grand-Duché pour les jeunes femmes victimes de violences sexuelles dans l’enfance. Luxembourg, le 13 juillet 2026 – L'association Innocence en Danger Luxembourg annonce le lancement de ses premiers séjours de résilience, un projet inédit au Grand-Duché, destiné à accompagner des jeunes femmes qui ont été victimes de violences sexuelles dans l’enfance. La mission d'Innocence en Danger Luxembourg ne s'arrête pas à la protection des enfants victimes de violences : elle consiste aussi à les accompagner sur le chemin de leur reconstruction. Mis en place à partir de 2002 au sein du réseau Innocence en Danger, le premier séjour organisé au Luxembourg se déroulera dès cet été, marquant une nouvelle étape dans l'engagement de l'association en faveur des victimes. Ces séjours, gratuits, sont encadrés par une équipe pluridisciplinaire composée de professionnel·les spécialement formé·es aux psychotraumatismes, afin de garantir un accompagnement adapté aux besoins spécifiques des participantes et respectueux de leur parcours. Pensés comme un véritable temps de reconstruction psychique, émotionnelle et relationnelle dans un environnement sécurisant, ils offrent aux victimes une parenthèse hors de leur quotidien. Les objectifs de ces séjours sont de permettre aux participantes de restaurer une sécurité intérieure, comprendre les mécanismes post-traumatiques, retrouver confiance en elles, et renforcer leurs ressources personnelles. Un accompagnement individuel et collectif sécurisé sera proposé tout au long de ces séjours. Ce projet s’inscrit pleinement dans les missions d'Innocence en Danger Luxembourg : prévenir les violences faites aux enfants et soutenir les victimes. À travers cette initiative, l’association réaffirme ainsi non seulement sa volonté d’accompagner les victimes de violences sexuelles dans l’enfance, mais aussi de sensibiliser le grand public à l'importance d'un accompagnement à long terme des victimes. Ce premier programme au Luxembourg est rendu possible grâce au soutien de la Fondation Losch.À Télécharger le communiqué

Campagnes

par IED|Rubrique : Campagne 5 septembre 2021
Innocence en danger brise les murs du silence Le 22 octobre 2020, 3 murs ont été installés sur la Place de la République. Ces murs ont été reconstitués à partir de trois histoires tragiques pour sensibiliser les français sur le rôle du signalement et l’importance du 119. Malgré toutes les campagnes de sensibilisation développées par des associations ces dernières années, les français ne signalent que très peu les violences qu’ils peuvent suspecter. La peur de se tromper, de dénoncer, de s’immiscer dans la vie privée de l’autre sont des freins au signalement et donc à la protection des enfants. Pourtant, le pire peut arriver tout près de chacun d’entre nous. Et c’est pour montrer cela que nous avons reconstitué trois murs d’à peine quelques centimètres, ayant séparé des enfants battus à mort et leurs voisins. « Juste un mur » est une opération forte, tangible et symbolique qui espère marquer les esprits. Mais parce qu’interpeller ne suffit pas, la campagne a aussi un but pédagogique essentiel : informer les français sur les violences faites aux enfants, les signes à ne pas manquer et l’obligation légale de de les signaler. Avec l’aide du médecin Gilles Lazimi, une liste de 9 signes d’alerte prioritaires (violences sonores, verbales, traces de coups, négligence, comportement craintif, peur etc… ) a été établie et partagée au plus grand nombre. Parce qu’à partir d’aujourd’hui, appeler le 119 ne doit plus être une possibilité mais bien un réflexe . « Si vous doutez, appelez le 119 ».
par IED|Rubrique : Campagne 20 novembre 2019
Avez-vous déjà reçu une #LettreDeDémotivation ? Comme Julien, de nombreux adultes victimes de violences au cours de leur enfance subissent les traumatismes dans leur vie personnelle et professionnelle. Cette lettre de démotivation a été envoyée aux plus grandes entreprises françaises, pour rappeler que les entreprises aussi doivent agir pour la protection de l’enfance.  Chefs d’entreprise, responsables RH et recruteurs, rejoignez notre combat pour protéger les enfants dès aujourd’hui. Investissez dans l’avenir.
par IED|Rubrique : Campagne 11 novembre 2019
Nouvelle Campagne Rosa Park Un an après la campagne des Emoticones reconnue comme la 10ème campagne la plus créative au monde par le good report, Rosapark lance sa nouvelle campagne pour innocence en danger. Une campagne visant à alerter les parents sur les risques d’abus sexuels commis sur les enfants, au sein même du cercle familial ou dans leur entourage proche.
par IED|Rubrique : Campagne 11 novembre 2019
En 2012, l’agence de Luc Wize et d’Andréa Stillacci, a diffusé une campagne de sensibilisation aux risques des réseaux sociaux sur les adolescents pour l’association Innocence en Danger. Cette campagne nommée « Likers », sensibilise sur les dangers liés à la prédation sexuelle sur les Réseaux Sociaux. L’agence a conçu trois visuels mettant en scène trois hommes d’âge mûr, le visage masqué avec la mention « vos enfants savent -ils vraiment qui like sur leurs réseaux sociaux ? ». Ainsi on peut voir que derrière des amis virtuels peuvent se cacher des personnes dangereuses pour les enfants et adolescents, ce que met en avant cette campagne. Le fait que ces réseaux sociaux soient « publics » montre qu’il existe un risque que des personnes mal intentionnées accèdent aux contenus que publient les enfants sans que ces derniers n’en soient conscients car ils se sentent protégés derrière leur écran, alors qu’ils n’en sont que plus vulnérables. L’affiche joue ainsi avec les codes du réseau social le plus utilisé par les enfants en France, et son fameux « like » que peuvent utiliser les prédateurs sur les contenus pour entrer en contacts avec les jeunes. En effet, selon l’ONU, 750.000 prédateurs sexuels rôdent en permanence sur Internet dans le but d’établir un contact avec les enfants. Les parents doivent comprendre la menace que sont les réseaux sociaux pour leur enfant car un enfant sur trois est sollicité sexuellement sur internet.

Évènements

par IED 4 mai 2026
Dans le cadre du podcast "Mind Matters"de l’Association Luxembourgeoise pour le Dialogue Interculturel, Eolia Verstichel, Vice-Présidente d’Innocence en Danger aborde un sujet sensible mais essentiel : le lien entre violences sexuelles et santé mentale. Quels sont les impacts psychologiques sur les jeunes ? Comment en parler, se reconstruire et briser le silence ? 
par IED 20 mars 2026
Trounwiessel 04 octobre 2025 Un moment historique pour le Luxembourg 🇱🇺, empreint d’émotion et d’espérance. En tant que représentants de la société civile, Innocence en Danger Luxembourg a eu l’honneur de participer aux festivités organisées à l’occasion de la proclamation du Grand-Duc Guillaume et de la Grande-Duchesse Stéphanie.  Nous poursuivons notre engagement pour un pays où chaque enfant grandit protégé et dans la dignité.
par IED 20 mars 2026
Nous sommes profondément fiers d’annoncer la sortie de “Je parle” , une chanson engagée et bouleversante née d’une collaboration forte et nécessaire. Portée par l’association Innocence en Danger Luxembourg , elle prend vie à travers la composition, la voix sensible et puissante de Élodie Salvador. Le texte, écrit par Eolia Verstichel, Vice-Présidente d’Innocence en Danger Luxembourg, met en lumière ce que trop d’enfants vivent encore dans le silence. “Je parle” dénonce le silence des adultes, l’attente interminable de la justice, les lenteurs qui épuisent — mais surtout, elle célèbre la force immense et le courage des victimes qui osent prendre la parole. La pochette, illustrée par Fiona Verstichel , traduit avec délicatesse et intensité l’âme du projet. La production a été réalisée par @ghost_l.a , avec la participation précieuse de la choriste Elisa Tinel. Et parce qu’aucune voix ne doit rester seule, les enfants et nos soutiens ont également uni leurs voix à cette chanson — symbole d’espoir, de résilience et de solidarité. 💛 L’intégralité des droits d’auteur est reversée à l’association Innocence en Danger Luxembourg. Parce que derrière chaque mot, il y a des parcours brisés, des silences imposés… et des voix qui cherchent à se relever. Chaque écoute compte. Chaque partage compte. Chaque mise en story peut contribuer à sensibiliser au parcours des victimes de violences sexuelles. En écoutant « Je parle », vous participez à faire entendre ce qui doit l’être. Vous aidez à briser le silence. 🎧 Disponible maintenant sur Spotify . Merci de faire partie de ce mouvement. Écouter, c’est déjà soutenir. Partager, c’est déjà agir. Parler, c’est déjà résister.
par IED 20 mars 2026
Le 29 janvier 2026, nous avons eu l’honneur d’être reçues par Son Altesse Royale la Grande-Duchesse du Luxembourg, accompagnée de son équipe, pour un temps d’échange attentif et profondément respectueux autour de notre travail de protection des enfants. Cette rencontre, marquée par une écoute sincère et une réelle sensibilité aux enjeux liés aux violences faites aux enfants, constitue un encouragement fort pour notre engagement quotidien auprès des plus vulnérables. Nous remercions chaleureusement Son Altesse Royale et l’ensemble de son équipe pour leur accueil, leur disponibilité et l’intérêt porté aux actions menées par Innocence en Danger Luxembourg. Protéger les enfants est une responsabilité collective. Ces moments de reconnaissance renforcent notre détermination à poursuivre ce combat essentiel. Mots de la Cour Grand Ducale sur leur Insta

Livres/Films

par IED|Rubrique : Évènement 4 octobre 2023
LIEN VERS LA BILLETTERIE SOUND OF FREEDOM Au cinéma le 15 novembre 2023 Une histoire vrai dont Innocence en Danger est heureux d’accompagner la sortie. www.soundoffreedom.fr
par IED|Rubrique : Livre/Film 21 avril 2023
Lorsque l’envie de hurler a surgi en moi comme une nécessité, plusieurs questions se sont posées : vais-je avoir suffisamment de voix pour être entendu ? Y aura-t-il quelqu’un pour accueillir mon cri ? Et si plusieurs voix s’unissaient pour crier, ne porteraient-elles pas davantage ? Ne toucheraient-elles pas ainsi un plus grand nombre ? Après tout, ce cri est celui de millions de victimes passées, présentes et à venir… Et si ces voix commençaient par poser leurs maux par écrit ? Leurs mots pourraient être lus, criés, chantés, et resteraient gravés pour l’éternité. À l’instar d’un manifeste, ils inviteraient à libérer la parole de ceux qui se sont tus, qui ont dû survivre, en silence et dans la honte, à leur agresseur durant des années, des décennies, durant une vie entière. Ces cinq récits, d’hier ou d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs, sont ceux d’enfances brisées à qui la société aurait dû apporter un soutien indéfectible pour leur éviter la folie d’une existence injustement tourmentée. Pour renoncer à la mort ou pour commettre pire encore… Comme peu d’artistes ont su le faire à travers leurs mots et grâce à sa chanson Mon p’tit Loup, Pierre Perret m’a longtemps apaisé et a contribué sainement à éloigner mes idées noires. Sa chanson rythme ces récits comme une consolation pour chaque petite victime, comme un message d’espoir. nfatigable créateur, Nicolas Puluhen vit son existence dans l’action. Cette fièvre permanente est de tous les verbes : entreprendre, mettre en scène, accompagner, partager… N’en manquait qu’un seul : parler. Par l’écrit, il s’ouvre donc pour la première fois sur son enfance, dévoilant de cette vie le revers traumatique, un soleil noir dont le souvenir obsessionnel ne l’a jamais quitté. Acheter l’ouvrage : Editions Maia : https://www.editions-maia.com/livre/mon-ptit-loup-nicolas-puluhen-9782384415595/ Fnac : https://www.fnac.com/mp48635673/Mon-p-tit-Loup
par IED|Rubrique : Livre/Film 17 mars 2023
Sortie en salle le 22 mars 2023 Innocence en Danger a eu l’occasion de voir le film Dalva et vous présente son avis. Dalva est une jeune fille de 12 ans victime d’inceste par son père depuis son jeune âge. Le film aborde ce thème sous un angle nouveau, mettant subtilement en scène à travers le personnage de Dalva, le pouvoir de l’emprise, l’isolement de l’enfant du monde extérieur ainsi que l’innocence de la jeune fille qui se reflète à travers l’impossibilité, pour elle, de distinguer ce qui est permis de ce qui ne l’est pas. La réalisatrice Emmanuelle Nicot nous propose un film sans clichés sordides ni voyeurisme.
par IED|Rubrique : Livre/Film 7 avril 2022
Livret de prévention « Quand on te fait du mal »
par IED|Rubrique : Livre/Film 11 novembre 2021
Sarah Abitbol – Un si long silence Christine Angot – Une semaine de vacances Cécile B – Le petit vélo blanc Bernadette Bellouin et Rose-Marie Maillier– En finir avec le silence Adélaïde Bon – La petite fille sur la banquise Sebastien Bouelh – Le colosse aux pieds d’argile Mathilde Brasilier – Il y avait le jour, il y avait la nuit, il y avait l’inceste Karine Brunet-Jambu et Laurence Brunet Jambu – Signalements – Infanticide, pédophilie, maltraitance, tous complices Sabine Dardenne – J’avais 12 ans, j’ai pris mon vélo et je suis partie à l’école Cherif Delay – Je suis debout Dimitri Delay – Au-delà de l’irréparable Raphaël Emeth – Ce sera notre secret Flavie Flament – La consolation Lydia Gouardo – Le silence des autres Torey Hayden – L’enfant qui ne parlait pas Camille Kouchner – La familia Grande Audrey Larcade – Mon corps pour une coupe Dawa Ma – Pleure, tu pisseras moins Toni Maguire – Ne le dis pas à maman Charlotte Pudlowski – Ou peut-être une nuit: Inceste : la guerre du silence Vanessa Springora – Le consentement Christophe Tison – Il m’aimait Pour comprendre / Livres d’investigation Laurence Beneux et Serge Garde – Le Livre de la honte : Les réseaux pédophiles Laurence Beneux – Droits des femmes et des enfants – L’intolérable indifférence Catherine Bonnet – L’enfance muselée, un médecin témoigne Claudine Legardinier – Trafic du sexe : femmes et enfants marchandises Muriel Salmona – Le livre noir des violences sexuelles Karl Zéro, Serge Garde et Homayra Sellier – 1 Sur 5, le Manifeste contre la pédocriminalité Homayra Sellier et Serge Garde – Enquête sur une société qui consomme des enfants Homayra Sellier – Innocence-en-danger.com Internet : Le paradis des pédophiles Homayra Sellier, Marie-Pia Hutin, Edwige Antier, Joëlle Kalfon – Enfance massacrée Pierre Verdrager – L’enfant interdit – De la défense de la pédophilie à la lutte contre la pédocriminalité Livres pour enfants Andréa Bescond et Mathieu Tucker – Et si on se parlait ? Marie Wabbes– Petit doux n’a pas peur Emmanuelle Piquet – Te laisse pas faire !: Aider son enfant face au harcèlement à l’école Thierry Lenain – Touche pas à mon corps, tatie Jacotte Mai lan Chapiron – Le Loup
par IED|Rubrique : Évènement 19 mai 2021
Projection du film le 14 juin 2021, à 20 heures Cinéma Les 3 Luxembourg, 67 Rue Monsieur le Prince 75006 Paris La projection sera suivie d’un débat en présence du Dr Luis Alvarez, pédopsychiatre au pôle santé de la mère et de l’enfant de l’hôpital américain de Paris, et du Dr Karen Sadlier, docteur en psychologie clinique spécialisée dans le suivi des enfants et de adultes victimes de violences. Attention le nombre de places est limité. Achat des billets sur place le jour même ou en pré-vente à partir du 24 mai. Quelques mots sur le film produit par Édouard Mauriat, Anne-Cécile Berthomeau, André Logie - Mille et une productions et Panache Productions : Lyz, 15 ans, vient d’intégrer une prestigieuse section ski-études du lycée de Bourg-Saint-Maurice. Fred, ex-champion et désormais entraîneur, décide de tout miser sur sa nouvelle recrue. Galvanisée par son soutien, Lyz s’investit à corps perdu, physiquement et émotionnellement. Elle enchaîne les succès mais bascule rapidement sous l’emprise absolue de Fred...
par IED|Rubrique : Livre/Film 3 décembre 2020
Le 3 décembre 2020 est sorti dans les librairies « 1 sur 5 – Le manifeste contre la pédocriminalité » Un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles en Europe. Ce chiffre officiel est effarant. Nous sommes face à un véritable fléau social que la crise du Covid n’a fait qu’amplifier. Mais rien ne bouge. Signez notre pétition sur la plate-forme change.org ! Change.org/1EnfantSur5 ( ATTENTION : la plateforme change.org n’est pas une plate-forme de récolte de dons pour Innocence en danger.  Pour acheter le manifeste c’est ici ) Ensemble, on va le faire ! Lire ce livre-manifeste, c’est faire un premier pas. C’est comprendre ce que des générations ont laissé faire. Ce que tant de médias préfèrent taire. Ce que tant de politiques mettent sous le tapis. Vous saurez. Et vous pourrez agir : c’est un livre-pétition qui propose 25 mesures concrètes pour faire vraiment changer les choses. Le temps du silence est révolu. Réagissez. Rejoignez-nous. www.1sur5.org Acheter en ligne « 1 sur 5 : Manifeste contre la pédocriminalité » Prix du Manifeste : 5€
par IED|Rubrique : Livre/Film 9 juillet 2020
1962. Lolita de Stanley Kubrick Inspiré du roman éponyme de Vladimir Nabokov : la fixation obséssionnelle d’un homme mûr pour une gamine de 12 ans. 1967. Les Risques du métier , d’André Cayatte. Un instituteur est injustement accusé par plusieurs élèves 1971. Le souffle au cœur , de Louis Malle Evocation d’une relation incestueuse entre un garçon de 14 ans et sa mère. 1978. La Petite de Louis Malle. L’histoire d’u photographe qui s’éprend d’une fille de 12 ans 1988. Kung-fu Master , d’Agnès Varda. La relation d’une femme de 40 ans avec un garçon de 14 ans 1992. Pour un soldat perdu , de Roeland Kerboesch. La relation entre un adulte et un gamin de 12 ans. 1996. Sleepers , de Barry Levinson. Evocation de violences sexuelles dans une maison de redressement nord-américaine 1998. Festen de Thomas Vinterberg. Prix du Jury, au festival de Cannes. La révélation du viol d’une enfant, au cours du dîner d’anniversaire du père incestueux, au Danemark. 1999. Eyes wide shut , de Stanley Kubrick. Drame érotique évoquant l’existence d’une société secrète, élitiste. Kubrick décède subitement pendant le montage du film. 2001. Clément , d’Emmanuelle Bercot. La relation entre une femme de 30 ans et un collégien de 13 ans. 2003. Mystic River , de Clint Eastwood. Drame dont l’origine se trouve être un viol d’enfant. 2004. Mysterious Skin , de Greg Araki Les conséquences pour deux adolescents des violences sexuelles subies à 8 ans, par le même prédateur. Les Ballets écarlates , de Jean-Pierre Mocky. Evocation de réseaux pédocriminels entre notables français. Film privé de sortie en salles. Uniquement distribué en DVD. 2008. Le doute , de John-Patrick Shanley. La religieuse qui dirige une école privée accuse un prêtre d’un viol sur un élève de 12 ans, avant de douter… 2011. Polisse, de Maïwenn. Le quotidien d’une brigade des mineurs à Paris Michael, de Markus Schleinzer L’enlèvement et la séquestration d’un garçon de 10 ans dans une cave. 2012. La chasse , de Thomas Vinterberg Le drame d’un enseignant injustement accusé de pédocriminalité. 2013. 3096 , de Sherry Hormann. Inspiré de l’histoire de Natascha Kampusch, kidnappée à 10ans, et séquestrée durant 8 ans. 2013. Outreau, l’autre vérité, de Serge Garde. Retour documentaire sur l’affaire d’Outreau. Les chaînes de télévision françaises ont refusé sa diffusion. Sortie en salle et en DVD. 2015. Spotligh t, de Tom McCarty. Deux Oscars en 2016. Evocation des diffilcultés rencontrées par les journalistes du Boston Globe, pour rédiger et publier une enquête sur des viols d’enfants commis par des prêtres (Enquête couronnée en 2003, par le prix Pulitzer) 2017. The Keepers , de Ryan White Série documentaire télévisée (Netflix). L’enquête à Baltimore (USA), sur le meurtre non résolu d’une religieuse, par trois de ses anciennes élèves, soixante ans après. 2018. Un amour impossible , de Catherine Corsini. Inspiré d’un roman autobiographique de Christine Angot. Un inceste, du point de vue de la mère. Les Chatouilles ,écrit et réalisé par Andréa Bescond et Alex Métayer. Adaptation de la pièce éponyme (Molière 2016) qui évoque les violences sexuelles subies par Andréa Bescond, dans son enfance. La révolte des innocents , de Philippe Niang. En 2011, Gaston, garçon vif d’une dizaine d’années, est placé dans un établissement qui se révélera être un lieu de maltraitance. The Tale , de Jennifer Fox. Après avoir retrouvé ses récits d’enfance, une journaliste doit se replonger dans un passé douloureux de violences sexuelles. 2019. Foster Boy , de Youssef Delara. Un avocat défend un jeune dans un procès contre une agence de placements en familles d’accueil, accusée d’avoir caché et orchestré des maltraitances physiques et sexuelles. True Detective (3ème saison) , de Nic Pizzolatto. La police de l’Arkansas ré-ouvre une enquête sur la disparition de deux enfants, survenue 20 ans plus tôt. 
par IED|Rubrique : Évènement 16 décembre 2019
Quelques mots sur le film produit par K’ien productions à partir d’une histoire vraie : En 1910, un fait divers survenu au lieu-dit les Vermiraux, dans l’Yonne, va connaître un retentissement national. Cette institution, qui était présentée comme un sanatorium à visée éducative, est en réalité un lieu de maltraitance et d’exploitation des jeunes colons. Une révolte éclate, les lieux sont saccagés, des gardiens molestés. Emile Guidon, un juge de 26 ans, tout juste promu à ce poste, est chargé de mener l’instruction. A la surprise générale, il engage une procédure à l’encontre des gérants de l’institution : Armand Sandrin et Joséphine Poliveau. Il tente d’établir leur responsabilité dans la mort de Gaston Perreau, placé là par sa mère… mort qui a déclenché la révolte. Le jeune juge va devoir affronter le clan des notables du coin, dont Sandrin et Poliveau font partie. Pour tous, il est évident que son entreprise est vouée à l’échec et pourtant…  Écrit et Réalisé par Philippe NIANG Musique originale Nicolas ERRERA Avec Julie FERRIER, Bruno DEBRANDT, Théo FRILET et Émilie DE PREISSAC Avec la participation de Jérôme ANGER Produit par David KODSI, Johanne RIGOULOT et Jean-Michel QUILICI Avec la participation de France Télévisions, du CNC et de TV5 Monde Avec le soutien de la région Bourgogne Franche-Comté